Emotion, Suspense, Aventure, le cinéma autrement

Les autres films

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Cinoche des Gosses

Du 8 novembre au 12 décembre 2017
  • Oseam

    de Sung Baek-Yeop
    avec
    Corée du Sud - 2003 - 1h15 - VF

    Synopsis :
    Livrés à eux-mêmes depuis la disparition de leur mère, Gamie et son petit frère Gil-sun sont recueillis par un moine bouddhiste. Si la fillette trouve au temple une place en accord avec sa discrétion, Gil-sun ne tarde pas à perturber, à la force de son enthousiasme enfantin, la tranquillité des lieux. Le petit garçon ne comprend pas pourquoi sa mère rend visite à sa sœur dans ses rêves, mais ne vient jamais le voir, lui qui a pourtant les yeux grands ouverts. Pour la retrouver, il décide alors de suivre le moine dans un long voyage initiatique.

    Horaires :
    Mer 08/11 : 14h00 ; Sam 11/11 10h50-14h00 ; Dim 12/11 : 11h10
    Mer 15/11 : 11h00-14h00 ; Sam 18/11 : 11h00-14h00 ;Dim 19/11 : 11h10
    Mer 22/11 : 11h00 - 14h15 ; Sam 25/11 : 11h00 - 14h00 ; Dim 26/11 : 11h10
    Mer 29/11 : 11h00 ; Sam 2/12 : 11h00 - 14h00 ; dim 3/12 : 11h10
    Mer 6/12 : 11h00 - 14h00 ; Sam 9/12 : 11h00 ; Dim 10/12 : 11h10

  • Les Temps Modernes

    de Charles Chaplin
    avec Charles Chaplin, Paulette Goddard, Chester Conklin
    Etats-Unis - 1936 - 1h23 - Muet VOST

    Synopsis :
    Charlot est ouvrier dans une gigantesque usine. Il resserre quotidiennement des boulons. Mais les machines, le travail à la chaîne le rendent malade, il abandonne son poste, recueille une orpheline et vit d’expédients. Le vagabond et la jeune fille vont s’allier pour affronter ensemble les difficultés de la vie…



    Horaires :
    Jeu 09/11 : 12h15 ; Sam 11/11 : 10h30-14h10 ; Dim 12/11 : 11h10 ; Lun 13/11 : 12h15
    Mer 15/11 : 10h50-12h15 ; Sam 18/11 : 12h15
    Mer 22/11 : 10h50 : 14h10 ; Sam 25/11 : 10h50 : 14h00 ; Dim 26/11 : 11h10
    Mer 29/11 : 10h50 - 14h00 ; Sam 2/12 : 10h50 - 14h10; Dim 3/12 : 11h10
    Mer 6/12 : 10h50 - 14h00 ; Sam 9/12 : 10h50 - 14h00; Dim 10/12 : 11h10 ;

Les Rendez-Vous du cinéma autrichien


  • Le Cauchemar de Darwin

    de Hubert Sauper
    avec
    Autriche - 2003 - 1h47 - VOSTfr

    Synopsis :
    Les rives du plus grand lac tropical du monde, considéré comme le berceau de l’humanité, sont aujourd’hui le théâtre du pire cauchemar de la mondialisation. En Tanzanie, dans les années 60, la Perche du Nil, un prédateur vorace, fût introduite dans le lac Victoria à titre d’expérience scientifique. Depuis, pratiquement toutes les populations de poissons indigènes ont été décimées. De cette catastrophe écologique est née une industrie fructueuse, puisque la chair blanche de l’énorme poisson est exportée avec succès dans tout l’hémisphère nord. Pêcheurs, politiciens, pilotes russes, prostituées, industriels et commissaires européens y sont les acteurs d’un drame qui dépasse les frontières du pays africain. Dans le ciel, en effet, d’immenses avions-cargos de l’ex union soviétique forment un ballet incessant au-dessus du lac, ouvrant ainsi la porte à un tout autre commerce vers le sud: celui des armes.

    Horaires :
    Lundi 20 novembre 2017 à 20h15, Lundi 20 novembre 2017 à 20h15

  • Silentium !

    de Wolfgang Murnberger
    avec Josef Hader, Simon Schwarz, Joachim Krol
    Autriche - 2005 - 1h56 - VOSTfr

    Synopsis :
    Lorsque le corps du beau-fils du directeur de l'Opéra de Salzbourg est retrouvé, la police conclut à un suicide. Ce dernier s'était fait des ennemis depuis qu'il avait publié un livre où il révélait les sévices qu'il avait subit, étant jeune, dans un internat catholique. Persuadée qu'il a été assassiné, sa veuve engage le détective Simon Brenner...

    Horaires :
    Mardi 12 décembre 2017 à 20h15, Les Rendez-vous du cinéma autrichien

National Theatre Live

29 septembre 2016
  • Who’s afraid of Virginia Woolf? (PPièce en 3 actes d’Edward Albee)

    de Metteur en scène James Macdonald
    avec avec Imelda Staunton, Conleth Hill, Imogen Poots, Luke Treadaway
    Grande Bretagne - 2017 - 3h (dont 15’ d’entracte) - VOST anglais

    Synopsis :
    Au petit matin sur le campus d’une université américaine, Martha invite le nouveau professeur et son épouse pour un dernier verre après une soirée déjà bien arrosée, au grand dam de son mari George. L’alcool continuera à couler jusqu’à l’aube, prenant le jeune couple au piège du jeu toxique et malsain que se livrent Martha et George. Le grand final n’en sera que plus dévastateur.

    Zusammenschau :
    In the early hours of the morning on the campus of an American college, Martha, much to her husband George’s displeasure, has invited the new professor and his wife to their home for some after-party drinks. As the alcohol flows and dawn approaches, the young couple are drawn into George and Martha’s toxic games until the evening reaches its climax in a moment of devastating truth-telling.

    Horaires :
    Mercredi 22 novembre 2017 à 20h00

    Next shows :

    PETER PAN - Sunday 3 December 2017 - 5pm
    SAINT JOAN - Wednesday 10 January 2018 - 8pm
    Rosencrantz and Guildenstern are dead - Wednesday 21 February 2018 - 8pm
    ANGELS IN AMERICA PART 1 - Wednesday 28 March 2018 - 8pm
    OBSESSION - Wednesday 11 April 2018 - 8pm
    YERMA - Wednesday 23 May 2018 - 8pm
    SALOME - Wednesday 13 June 2018 - 8pm

    Mer 22/11 : 20h10 ;

  • Peter Pan ((Pièce de J. M. Barrie))

    de Metteur en scène Sally Cookson
    avec avec Paul Hilton, Anna Francolini, Madeleine Worrall
    Grande-Bretagne - 2017 - 3h00 (dont 20’ d’entracte) - VOST anglais

    Synopsis :
    Tous les enfants grandissent, sauf un… Quand Peter Pan, le chef des Garçons Perdus, perd son ombre, la têtue Wendy l’aide à se reconnecter avec cette ombre et en échange, Peter l’invite à Neverland. C’est là que la fée Tinker Bell, Tiger Lily et Captain Hook, assoiffé de vengeance, l’attendent. Un feu d’artifice de magie, de musique et de merveilles s’en suivra.

    Zusammenschau :
    All children, except one, grow up...
    When Peter Pan, leader of the Lost Boys, loses his shadow, headstrong Wendy helps him to reattach it. In return, she is invited to Neverland, where Tinker Bell the fairy, Tiger Lily and the vengeful Captain Hook await. A riot of magic, music and make-believe ensues.


    Horaires :
    Dimanche 3 décembre 2017 à 17h00

    Next shows :

    SAINT JOAN - Wednesday 10 January 2018 - 8pm
    Rosencrantz and Guildenstern are dead - Wednesday 21 February 2018 - 8pm
    ANGELS IN AMERICA PART 1 - Wednesday 28 March 2018 - 8pm
    OBSESSION - Wednesday 11 April 2018 - 8pm
    YERMA - Wednesday 23 May 2018 - 8pm
    SALOME - Wednesday 13 June 2018 - 8pm

AGENDA


  • La Princesse de Montpensier

    de Bertrand Tavernier
    avec Mélanie Thierry, Lambert Wilson, Grégoire Leprince-Ringuet
    France - 2010 - 2h19 - VO

    Synopsis :
    1562, la France est sous le règne de Charles IX, les guerres de religion font rage… Depuis son plus jeune âge, Marie de Mézières aime Henri, Duc de Guise. Elle est contrainte par son père d’épouser le Prince de Montpensier. Son mari, appelé par Charles IX à rejoindre les princes dans leur guerre contre les protestants, la laisse en compagnie de son précepteur, le Comte de Chabannes, loin du monde, au château de Champigny. Elle tente en vain d’y oublier sa passion pour Guise, mais devient malgré elle l’enjeu de passions rivales et violentes auxquelles vient aussi se mêler le Duc d’Anjou, futur Henri III.

    Horaires :
    Vendredi 10 novembre, 18h15, Ciné-club Littératures
    Ven 24 novembre, 18h15, Ciné-club Littératures

  • Gangs of New York

    de Martin Scorsese
    avec Leonardo DiCaprio, Daniel Day-Lewis, Cameron Diaz
    Etats-Unis - 2002 - 2h50 - VOSTfr

    Synopsis :
    En 1846, le quartier de Five Points, un faubourg pauvre de New York, est le théâtre d'une guerre des gangs entre émigrants irlandais d'un côté, les Dead Rabbits menés par Père Vallon, et les Native Americans de l'autre, dirigés par le sanguinaire Bill le Boucher. Seize ans plus tard, le gang des Native Americans règne toujours en maître dans New York. Devenu adulte, Amsterdam Vallon souhaite venger la mort de son père en éliminant Bill. Mais sa rencontre avec Jenny Everdeane, une énigmatique pickpocket dont l'indépendance et la beauté le fascinent, va compliquer les choses...
    Interdit aux moins de 12 ans

    Horaires :
    Mardi 21 novembre, 18h30, projection-débat Ciné-Chartes animé par Jacques Ernewein, professeur des classes préparatoires à l’école nationale des chartes au lycée Fustel de Coulanges

  • 27ÈMES RENCONTRES DES INÉDITS À STRASBOURG

    de
    avec
    - - -

    Synopsis :
    Le corps et l'eau
    Films issus des collections des membres d’INEDITS avec présentation des images par les structures participantes.

    Horaires :
    Jeudi 23 novembre à 20h15, projection-débat en partenariat avec l’association MIRA, Mémoire des images réanimées d'Alsace

  • L’Homme à la caméra

    de Dziga Vertov
    avec
    URSS - 1929 - 1h07 - VOSTfr

    Synopsis :
    En 1929, dans son grand film L’Homme à la caméra, Dziga Vertov pose les fondements d’un fantasme : celui d’une vision totale à la portée de tous. Un œil qui pourrait continuellement voir et enregistrer le meilleur et le pire – pour contempler la vie, mais aussi pour la surveiller. Son personnage, toujours accompagné de sa caméra comme une extension de lui-même, erre dans les rues d’Odessa pour enregistrer le moindre battement de la réalité – sans limite de temps, et sans interdit. Dans sa course effrénée, son œil cherche à pénétrer l’intimité du monde. Il filme le tout-venant de la vie : des clochards qui se réveillent sur un banc, la naissance d’un enfant, la mort d’une femme, l’agitation de la foule, etc.

    Horaires :
    Mercredi 29 novembre à 20h15, projection-débat Les Mercredis de l’architecture en présence de Frédéric Thommen, Directeur de la Direction de la Construction et du Patrimoine Bâti de la Ville de Strasbourg

  • A Dangerous Method

    de David Cronenberg
    avec Keira Knightley, Michael Fassbender, Viggo Mortensen
    Etats-Unis - 2011 - 1h39 - VOSTfr

    Synopsis :
    Sabina Spielrein, une jeune femme souffrant d'hystérie, est soignée par le psychanalyste Carl Jung. Elle devient bientôt sa maîtresse en même temps que sa patiente. Leur relation est révélée lorsque Sabina rentre en contact avec Sigmund Freud...

    Horaires :
    Lundi 4 décembre 2017 à 20h10, projection-débat Odyssée Psychanalyse

  • Frantz

    de François Ozon
    avec Pierre Niney, Paula Beer, Ernst Stötzner
    France - 2016 - 1h57 - VOSTfr

    Synopsis :
    Au lendemain de la guerre 14-18, dans une petite ville allemande, Anna se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort sur le front en France. Mais ce jour-là, un jeune Français, Adrien, est venu se recueillir sur la tombe de son ami allemand. Cette présence à la suite de la défaite allemande va provoquer des réactions passionnelles dans la ville.

    Dernière séance de l’année du Ciné-Club du Temps-Libre

    Horaires :
    Mardi 5 décembre 2017 à 14h15, projection-débat Ciné-Club du Temps-Libre animée par Faruk Günaltay, Directeur-Programmateur de l’Odyssée

  • Good Morning, Babilonia

    de Paolo et Vittorio Taviani
    avec Vincent Spano, Joaquim de Almeida, Greta Scacchi
    Italie - 1987 - 1h58 - VOST

    Synopsis :
    Pour sauver de la faillite la vieille entreprise familiale de restauration de monuments, Andrea et Nicola partent faire fortune aux Amériques. Plein d'enthousiasme, les deux frères déchantent vite et connaissent rapidement la vie harassante des saisonniers. Pourtant, un jour la chance apparaît sous la forme d'un train chargé d'Italiens. Andrea et Nicola filent ainsi à San Francisco où se prépare l'exposition universelle de 1914. Ils vont rencontrer le célèbre D.W. Griffith qui va les engager pour la construction du décor de son prochain film.

    Horaires :
    Mardi 5 décembre 2017 à 18h30, projection-débat Ciné-Chartes animé par Jacques Ernewein, professeur des classes préparatoires à l’école nationale des chartes au lycée Fustel de Coulanges

  • Apprentice

    de Boo Junfeng
    avec Fir Rahman, Wan Hanafi Su, Ahmad Mastura
    Singapour - 2016 - 1h55 - VOSTfr

    Synopsis :
    Aiman officie dans une prison de haute sécurité. Rahim, le bourreau en chef, y accompagne les derniers jours des condamnés. Rapidement, il prend le jeune gardien sous son aile et lui apprend les ficelles du métier. Aiman s'avère être un exécutant très appliqué, mais sa conscience et ses véritables motivations le rattrapent peu à peu...

    Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

    Horaires :
    Mardi 5 décembre 2017 à 20h30, projection-débat Amnesty-International

LES TRESORS DU CINEMA ITALIEN


ROYAL OPERA HOUSE


  • La Bohème

    de Livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica d'après le roman de Henri Mürger Scènes de la vie de Bohème.
    avec avec Michael Fabiano (Rodolfo), Nicole Car (Mimi), Mariusz Kwiecień (Marcello)
    Grande-Bretagne - 2017 - 2h30 (avec entracte) - VOST

    Synopsis :
    XIXe siècle, au cœur de la vie de bohème des artistes à Paris. La jeune Mimi et le poète Rodolfo vivent un coup de foudre et font connaître leur amour à leurs amis durant la soirée de Noël…

    Horaires :
    Dim 12/11 : 18h00

LA BNU FAIT SON CINEMA


  • La Jeune Fille au carton à chapeau

    de Boris Barnet
    avec Anna Sten, Vladimir Popov, Pavel Pol
    URSS - 1927 - 1h07 - VOSTfr

    Synopsis :
    Natacha Korostieleva vit dans la campagne russe non loin de Moscou, avec son grand-père auquel elle est très attachée. Elle fabrique des chapeaux qu’elle livre chaque jour par le train à Madame Irène, commerçante à la capitale. Madame Irène et son mari, obligés par la loi de louer une de leurs chambres, demandent à Natacha d’habiter chez eux. Dans le train, Natacha rencontre Ilia Sneguirev, jeune homme maladroit arrivé de province avec ses paquets de livres et sans domicile…

    Horaires :
    Vendredi 10 novembre 2017 à 20h15, La BNU fait son cinéma
    Projection-débat en présence d’un responsable de la BNU

  • Il est difficile d’être un dieu

    de Alexei Guerman
    avec Leonid Yarmolnik, Yuriy Tsurilo, Aleksandr Chutko
    Russie - 2013 - 2h57 - VOSTfr

    Synopsis :
    Un groupe de scientifiques est envoyé sur Arkanar, une planète placée sous le joug d’un régime tyrannique à une époque qui ressemble étrangement au Moyen-Age. Tandis que les intellectuels et les artistes sont persécutés, les chercheurs ont pour mot d’ordre de ne pas infléchir le cours politique et historique des événements. Le mystérieux Don Rumata, à qui le peuple prête des facultés divines, va déclencher une guerre pour sauver quelques hommes du sort qui leur est réservé…

    Horaires :
    Mercredi 6 décembre 2017 à 19h50
    Projection-débat en présence d’un responsable de la BNU

Turquie : liberté pour les journalistes


  • Lettre de Roland RIES, Maire de la Ville de Strasbourg

    de
    avec
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    Synopsis :
    Voici le message qui nous a été adressé par Monsieur Roland Ries, Maire de la Ville de Strasbourg, à l’occasion de la soirée du 30 mai : Turquie, liberté pour les journalistes.



    Cher(e)s ami(e)s,

    Je suis désolé de ne pouvoir être parmi vous ce soir pour partager cette soirée d’amitié et de solidarité avec les journalistes emprisonnés en Turquie.
    Avouons-le : c’est avec un bleu à l’âme je vous écris.
    Quand on est maire de Strasbourg, capitale des droits de l’homme mais aussi ville de l’écrit - c’est-à-dire une cité qui s’est toujours battue pour que les forces de l’esprit soient délivrées de toute forme de carcan - comment ne pas éprouver la frustration d’un rendez-vous manqué avec la Turquie ?
    Pendant de longues années, ici plus que partout ailleurs, nous avons vécu dans l’espoir d’arrimer définitivement à l’Europe compliquée ce grand pays ottoman qui avait su, avec Attatürk, inventer une Turquie moderne. A ce grand pays qui possède un fragment de l’histoire de notre continent, nous avons espéré pouvoir proposer une place plus large que le siège qu’il occupe au Conseil de l’Europe.
    A Strasbourg, nous avons toujours été au premier rang pour préparer l’intégration de son peuple à notre communauté européenne. Par frilosité excessive, l’Europe n’a pas toujours été à la hauteur de la demande d’association formulée par le gouvernement turc dès 1961 puis de la demande d’adhésion déposée en 1987.
    Payons-nous aujourd’hui l’interminable refus de cette main tendue?
    L’acceptation des membres de l’Union, sans cesse remise aux calendes grecques, passait, à juste titre, par l’évolution du modèle politique turc, trop éloigné des principes, des valeurs et des pratiques qui traversent l’esprit, toujours bien vivant, du traité de Rome.
    Nous attendions, nous espérions des progrès et nous voilà spectateurs d’une régression qui nous désole, et qui accrédite toutes les caricatures sur un grand pays dont la jeunesse attendait, et attend toujours, beaucoup de l’Europe. Beaucoup de nous.
    Est-il aujourd’hui trop tard ?
    Nous voilà obligés de déplorer la multiplication par quatre, depuis 2015, du nombre de journalistes privés de liberté pour avoir osé contester le pouvoir en place. Ils seraient désormais plus de 230… Sinistre comptage qui fait de la Turquie la championne du monde de la spécialité, avant la Chine…
    Nous voilà obligés d’assister, impuissants, au verrouillage implacable du contenu des journaux, à l’étouffement, brutal ou au lacet, des voix critiques, à la reprise en main musclée des chaines de télévision.
    Nous voilà même obligés de dénoncer ce qui semblait impossible au XXIème siècle : le blocage, le 29 avril dernier, de tous les accès internet à Wikipedia en Turquie.
    Voilà que le pays auquel l’Union ambitionnait d’ouvrir ses portes se claquemure dans un déni démocratique, son régime choisissant l’obscurantisme derrière les épais rideaux de la censure et de la peur.
    Toutes les panoplies maintes fois utilisées dans les dictatures pour travestir le réel, tous les prétextes prétendument légaux - dont le si commode soupçon de « complicité avec le terrorisme » – sont déployés sous nos yeux, avec une facilité déconcertante depuis le putsch raté de juillet 2016.
    Pour l’Européen convaincu que je suis, c’est un mauvais rêve. Et pour tout dire, une souffrance. Elle est aiguisée par l’indifférence que manifeste l’opinion pour une cause qui lui semble étrangère, mais qui devrait aussi être la sienne.
    Car ce qu’endurent les journalistes turcs est un avertissement pour nous tous.
    Le glissement inexorable vers la suppression de toute liberté d’expression et la résistance à ce processus d’aliénation progressive sont doublement exemplaires. Ils devraient nous toucher d’autant plus qu’ils concernent un photographe français, Mathias Depardon, maintenu en détention depuis le 8 mai au seul motif qu’il effectuait un reportage pour National Geographic !
    Nous ne pouvons voir dans son arrestation qu’une forme de provocation qui doit déclencher, en retour, une révolte contre l’inacceptable.
    La liberté de la presse est indivisible. Et quand, en France, des voix d’enfants gâtés de la démocratie s’élèvent pour la critiquer, elles ne mesurent pas à quel point elle doit être traitée avec respect, comme une essence de nos communautés humaines.
    La liberté de presse est universelle. Et c’est bien pourquoi Strasbourg, capitale inlassable des droits de l’Homme, se mobilise pour elle à tous les échelons.
    La liberté de la presse est une respiration qui doit apporter au monde un souffle permanent d’émancipation. Elle est vitale pour chacun d’entre nous et pour tous les citoyens du monde, y compris pour ceux qui n’ont jamais eu la chance d’en profiter. Comme la parole, comme l’écriture, elle est un des éléments imprescriptibles de notre humanité.
    Alors, la situation turque nous rend tristes, oui. Elle nous effare, même. Mais pouvons-nous résigner ? Pouvons-nous nous contenter des vagues assurances du président Erdogan ? En être réduits à mendier sa mansuétude ? Il n’en est évidemment pas question.
    Nos amis de Reporters sans frontières, et ce soir, du Monde - à qui nous souhaitons la bienvenue - nous invitent à nous mobiliser, comme nous l’avons toujours fait, pour Can Dündar et Erdem Gül notamment.
    Ils pourront toujours compter sur Strasbourg, sur les Strasbourgeois, qui ont dédié une place à liberté de penser en face de la médiathèque Malraux.
    Et sur moi, évidemment, pour dire avec vous tous, et avec tous les Européens : düşünceler özgürdür! (les pensées sont libres).
    Roland Ries
    30 mai 2017



  • Lettre de M. Roland Ries, 2 mai 2017

    de
    avec
    - - -

    Synopsis :
    Voici le texte qui nous a été envoyé par Roland Ries, Maire de la Ville de Strasbourg, pour la projection débat organisé le mardi 2 mai dans le cadre des "Rendez-vous de l'Odyssée: humanisme citoyen contre haine populiste".

    Humanisme citoyen contre haine populiste
    L’Odyssée, 2 mai 2017

    Cher(e)s ami(e)s,

    Je ne peux malheureusement pas être parmi vous ce soir et je le regrette d’autant plus que le thème de cette soirée me tient particulièrement à cœur.
    A quelques jours de l’épilogue de cette présidentielle de toutes les surprises – il y en eut de mauvaises ! - je suis, je vous l’avoue, étreint par un double sentiment de tristesse et d’inquiétude.
    Nous n’avons pas réussi à empêcher notre pays de qualifier une candidate d’extrême-droite pour le second tour de ce rendez-vous démocratique décisif.
    La présence de Marine Le Pen sur le ring de l’ultime duel qui tous les cinq ans rythme notre vie politique était annoncée depuis des mois. Hélas, elle a été légitimée par les urnes le dimanche 23 avril dernier. Mais je ne peux m’habituer à l’idée que l’héritière, et la porte-parole assumée, d’un mouvement ouvertement xénophobe, anti-européen et délibérément stigmatisant à l’égard des migrants, soit aujourd’hui finaliste d’une compétition électorale qui devrait mettre en jeu deux visions de l’avenir de la France, deux définitions de ce qu’elle est, deux rêves de ce qu’elle pourrait devenir.

    Ce moment devrait être celui d’une interrogation sereine et dynamique. D’un appétit de progrès. De l’excitation particulière qui précède l’aube de demain…
    Et voilà qu’il se transforme en une séquence crépusculaire de résistance.
    En un combat pied à pied pour sauvegarder les valeurs qui fondent notre république.
    En une bataille pour défendre des convictions que nous pensions, sinon définitivement acquises, du moins solidement ancrées dans notre conscience collective par 70 ans de paix. Une longévité sans équivalent dans notre histoire.
    Mais l’Histoire nous rappelle aujourd’hui qu’elle n’a pas de « sens ».
    Pas de sens pré-écrit.
    Pas de sens dans un mouvement du temps qui serait forcément positif...
    Qu’elle n’est jamais que ce que nous, citoyens du monde, décidons collectivement d’en faire.
    Que le devenir de cette belle petite planète bleue est entre nos seules mains.
    Que la liberté chèrement conquise et chèrement défendue n’est pas un cadeau définitif dont il suffirait de jouir, mais un bien vivant dont il faut réinventer sans cesse les pulsations avec cœur et imagination.

    Alors oui, le fait - car c’est un fait qui semblait inimaginable - qu’une candidate de l’extrême droite puisse aujourd’hui être créditée de 40 \\% environ dans les sondages fissure l’espérance qui a guidé toute ma vie politique.
    Le fait que les torrents de haine déversés sur les réseaux sociaux par ses partisans soient devenus monnaie courante, m’effare.

    L’homme de gauche que je suis, le Socialiste que je reste, assiste douloureusement à la confiscation de la prétendue « volonté du peuple » pour véhiculer et banaliser des mots d’ordre de repli sur nous-mêmes, de méfiance à l’égard de l’étranger, de rejet des réfugiés. Je peine à admettre que cette conception de l’humanité délibérément inégalitaire, et parfois même carrément raciste, soit avalisée par un pourcentage aussi important de Français.

    Election après élection, année après année, sondage après sondage, nous avons assisté à la progression de cette forme d’indignité nationale que ses promoteurs justifient par la crise – excuse générique ! – ; par le sentiment d’abandon face à une mondialisation triomphante ; par la précarisation d’une partie des classes populaires.

    Face à ce malaise du « peuple », le discours politique français – dans toutes les familles – a reculé. Par crainte de la colère « populaire », il a laissé s’installer la démagogie populiste. C’était une facilité électorale, un sauve-qui-peut avalisé par la raison : il fallait contenir la poussée du Front National.

    Tragique réflexe. Tragiques conséquences.

    Ce rétrécissement frileux a entrainé l’oubli délibéré d’un des trois grands principes qui structure notre république : la fraternité !

    La solidarité avec les minorités les plus vulnérables, la tolérance à l’égard de celui qui est différent, l’accueil de celui, venu d’ailleurs, qui fait irruption dans notre paysage quotidien parce qu’il a tout perdu : ces trois priorités absolues ont été laminées par l’illusion identitaire. Par l’idée de la préférence nationale. Par la fausse certitude que le pays devrait d’abord se ressourcer en puisant dans ses propres forces. Qu’avant de pouvoir donner, il lui fallait déjà amasser. Que la France n’avait plus les moyens de la générosité portée par ses idéaux…

    La peur de l’autre, peste millénaire, a prospéré dans ce terreau banal. Dans cette indifférence ordinaire. Dans un déficit de courage collectif, aussi, auquel on a progressivement habitué les Français.

    La notion collective du peuple, qui suppose la capacité à affronter ensemble le réel, a été estompée au profit d’une approche individualiste de la collectivité nationale. On a cru ménager les frustrations populaires, souvent légitimes, en ne luttant pas vraiment contre les paroles - et surtout, la pensée - d’exclusion. Comment s’étonner que la vieille rengaine lepéniste – « les Français d’abord » - ait conquis de nouvelles voix sur le terrain de ces petites lâchetés répétitives?

    L’exigence du partage – cette attention à l’autre, quelle que soit la situation difficile dans laquelle on se trouve soi-même – a été noyée dans les vociférations populacières qui n’ont rien à voir avec cette introuvable «voix du peuple» aux multiples incarnations.

    C’est si facile de s’emparer de ce peuple imaginaire, pour lui faire dire ce que l’on veut.
    C’est si facile de se glisser dans ce corps insaisissable pour commander la vengeance, la stigmatisation, la haine de la différence et – ultime manipulation - la haine de la démocratie… au nom de la démocratie. Au besoin, pour rendre les choses présentables, on donnera le nom de « système » à cette démocratie. Et pour mieux l’affaiblir, on la réduira à ses « élites », désignées à la vindicte populaire.

    Le populisme c’est d’abord un culte de l’égoïsme que certains habillent du drapeau bleu-blanc-rouge, confisqué à la nation, pour servir des intérêts politiques particuliers.

    Oui le populisme c’est se moquer du peuple en l’exploitant pour imposer l’autoritarisme, la domination d’un mode de pensée sur les autres, l’abus de pouvoir.

    Le populisme, quel que soit sa couleur, c’est le recours à une violence qui serait légale – au nom du peuple – pour faire taire les voix discordantes.

    En somme, le populisme, c’est la négation de « liberté-égalité-fraternité » !

    Le populisme c’est le visage, souvent masqué, d’une régression de notre débat démocratique que nous ne pouvons pas, que nous ne pouvons plus accepter.

    Les idées de l’extrême-droite nationaliste ont gagné du terrain grâce au consentement passif d’une société française déstabilisée que le politique n’a pas su ou voulu mobiliser contre le retour des vieilles tentations mortifères.
    Comment a-t-on pu tolérer que les expressions « bien-pensance » et de « droit-de-l’hommisme », employées dans un sens péjoratif, aient pu s’installer ces dernières années dans le vocabulaire politique sans que personne ne trouve rien à y redire? Quant à se poser en défenseur d’une immigration « chance pour la France », c’est pratiquement proférer un gros mot ! La revendication d’un humanisme éclaireur passerait presque aujourd’hui pour une naïveté coupable. Voire, si on comprend bien Mme Le Pen et ses amis, pour une trahison patriotique aux ordres du mondialisme et du cosmopolitisme.

    L’humanisme, parfois si galvaudé, reste une force et un repère que nous devons collectivement nous réapproprier, oui, mais en lui donnant une vraie substance.
    L’aspiration au « vivre-ensemble », qui en est un prolongement, vaut bien mieux que ce terme valise dans lequel on voudrait l’enfermer pour mieux l’étouffer.

    Qu’on ne s’y trompe pas : la citoyenneté, ce n’est pas hurler à tue-tête « allons enfants de la patrie ». C’est croire en l’âme collective d’une société toute entière qui, avec toutes ses composantes, affronte les défis, sans cesse renouvelés, de la vie.
    La citoyenneté, c’est reconnaitre et accepter les multiples contradictions d’une collectivité humaine au sein de laquelle se télescopent les intérêts les plus divers et parfois les plus divergents.
    Je revendique cette forme de bienveillance - trop complaisamment critiquée - parce qu’elle est à mes yeux une volonté d’embrasser l’altérité et de gérer en bonne intelligence les différences qui font, par nature, une communauté humaine. En ce sens, elle n’est pas un sable trompeur mais bien un ciment aussi précieux que solide pour une société aussi fragmentée que la nôtre.
    Le devoir d’accueil à l’égard des migrants n’est en rien cette naïveté taxée de bienveillance molle par certains. Il m’apparait avant tout comme une dignité partagée, d’égal à égal.
    La bienveillance, qui contrairement aux apparences, ne rime pas avec condescendance, c’est aussi une dimension fondamentale du dialogue inter-religieux. Une dimension qui fait l’identité de cette ville. C’est une capacité à comprendre celui qui ne croit pas comme vous, qui ne pense pas comme vous.
    La citoyenneté, c’est un respect fondateur de l’autre. Une volonté d’intégrer une part essentielle du voisin, de l’étranger, du monde… dans sa propre existence.
    Alors avouons-le : la citoyenneté humaniste, c’est un défi difficile dans le monde brutal de 2017, avide de simplifications et de confrontations. Elle est en mouvement et elle se renforce, bien plus qu’elle ne se délite, en intégrant les apparentes tensions que lui impose une société qui se métisse. La France est multiculturelle, c’est ainsi. Et c’est une richesse qui doit être cultivée.
    A Strasbourg, l’Européenne, ville refuge de tant d’humanismes à travers les siècles, ville féconde de tant de savoirs, nous relevons chaque jour un défi culturel et sociétal qui dépasse, et de loin, les échéances politiques et même les municipalités. C’est une ambition exaltante, bien plus « française » que le retranchement derrière les barricades d’une identité tricolore factice.
    C’est en tout cas le sens qu’avec mon équipe, j’ai voulu donner à notre action, dans toutes ses dimensions.
    Je vous disais en préambule que j’étais triste et inquiet. C’est vrai. Mais je suis aussi déterminé à me battre pour les idéaux humanistes sans lesquels je ne serais pas ce que je suis. Je suis confiant, aussi dans la force du renouveau. Confiant dans l’élan du progrès. Confiant dans le retour de la lumière quand, après le Brexit et la victoire de Donald Trump, les ténèbres électorales obscurcissent provisoirement notre horizon.
    A nous, à nous tous, à notre échelle et à notre dimension, de diffuser les lueurs salvatrices d’une citoyenneté réinventée. Cela ne tient qu’à nous ! J’en suis sûr : il n’y a pas de fatalité.
    Roland Ries

Terra Nobilis à l’Odyssée ou les saveurs du 7e art


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Dernière mise à jour : 14.05.2013 | Prochaine mise à jour : 04.06.2013 | Contact : Odyssée
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