Emotion, Suspense, Aventure, le cinéma autrement

Les autres films

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Cinoche des Gosses

Du 4 octobre au 7 novembre 2017
  • Les Nouvelles Aventures de Ferda la fourmi

    de Hermina Tyrlova
    avec
    République tchèque - 2017 - 0h43 - VF

    Synopsis :
    Ferda est une fourmi bricoleuse et créative qui aime, au cours de ses expéditions, rendre service à tous les petits animaux qu’elle croise sur son chemin. Et ils sont nombreux : coccinelles, abeilles, sauterelles, moustiques, poissons ou têtards... Equipée de sa trousse à outils, elle a le don, à l’instar de sa créatrice Hermina Tyrlova, première femme réalisatrice de l’animation tchèque, de savoir fabriquer une maison, un carrosse ou une trottinette à partir des matériaux qui lui tombent sous la main. Un univers joyeux qui invite à savourer les petits bonheurs du quotidien.
    A partir de 3 ans.

    Horaires :
    Mer 04/10 : 11h15-14h00 ; Sam 07/10 : 11h15-14h00 ; Dim 08/10 : 11h15
    Mer 11/10 : 11h15-14h00 ; Sam 14/10 : 11h15-14h00 ; Dim 15/10 : 11h15
    Mer 18/10 : 11h15-14h00 ; Sam 21/10 : 11h15-14h00 ; Dim 22/10 : 11h15 ; Lun 23/10 : 11h15-14h00 ; Mar 24/10 : 11h15-14h00
    Mer 25/10 : 11h15-14h00 ; Jeu 26/10 : 11h15-14h00 , Ven 27/10 : 11h15 ; Sam 28/10 : 11h15-14h00 ; Dim 29/10 : 11h15 ; Lun 30/10 : 11h15-14h00 ; Mar 31/10 : 11h15-14h00
    Mer 01/11 : 11h15-14h00 ; Jeu 02/11 : 11h15-14h00 ; Ven 03/11 : 11h15-14h ; Sam 04/11 : 11h15-14h00 ; Dim 05/11 : 11h15

  • Les Lumières de la ville

    de Charles Chaplin
    avec Charles Chaplin, Harry Myers, Al Ernest Garcia
    USA - 1931 - 1h30 - VF

    Synopsis :
    Charlot, vagabond, vient en aide à une jeune fleuriste aveugle et se fait passer pour un homme riche. A force de travail, il réunit assez d’argent pour que la jeune fille recouvre la vue.
    Dès 6 ans.


    Horaires :
    Mer 04/10 : 10h40-14h10 ; Sam 07/10 : 10h40-14h10 ; Dim 08/10 : 11h10
    Mer 11/10 : 10h40-14h00 ; Sam 14/10 : 10h40-14h00 ; Dim 15/10 : 11h10
    Mer 18/10 : 10h40-14h00 ; Sam 21/10 : 10h40-14h00 ; Dim 22/10 : 11h10 ; Lun 23/10 : 10h40-14h10 ; Mar 24/10 : 10h40-14h10
    Mer 25/10 : 10h40-14h10 ; Jeu 26/10 : 10h40-14h10 ; Ven 27/10 : 10h40-14h10 ; Sam 28/10 : 10h40-14h10 ; Dim 29/10 : 11h10 ; Lun 30/10 : 10h40-14h10 ; Mar 31/10 : 10h40-14h10
    Mer 01/11 : 10h40-14h00 ; Jeu 02/11 : 10h40-14h00 ; Ven 03/11 : 10h40-14h00 ; Sam 04/11 : 10h40-14h00 ; Dim 06/11 : 11h10

Les Rendez-Vous du cinéma autrichien


  • Egon Schiele

    de Dieter Berner
    avec
    Autriche - 2016 - 1h49 - VOST

    Synopsis :
    Au début du XXe siècle, Egon Schiele est l’un des artistes les plus provocateurs de Vienne. Ses peintures radicales scandalisent la société viennoise tandis que les artistes audacieux comme Gustav Klimt les considèrent comme exceptionnelles. Egon Schiele, artiste prêt à dépasser sa propre douleur et à sacrifier l’amour et la vie pour son art guidé depuis toujours par son amour des femmes. Mais cette ère touche à sa fin…

    Horaires :
    Jeu 05/10 : 20h15

National Theatre Live

29 septembre 2016
  • Hedda Gabler

    de Ivo Van Hove
    avec Ruth Wilson, Kyle Soller, Kate Duchêne
    Grande Bretagne - 2017 - 2h45 (entracte compris) - VOST anglais

    Synopsis :
    « Je n’ai pas de don pour la vie. » Jeune mariée, Hedda s’ennuie déjà, elle rêve de liberté… Hedda et Tesman rentrent de leur lune de miel, mais leur relation est déjà fragile. Prisonnière mais déterminée, Hedda essaie de manipuler ceux qui l’entourent pour finalement ne provoquer que l’effondrement de son propre monde.

    Horaires :
    Mer 11/10 : 20h00

    Next shows :
    Who’s afraid of Virginia Woolf? - Wednesday 22 November 2017 - 8pm
    PETER PAN - Sunday 3 December 2017 - 5pm
    SAINT JOAN - Wednesday 10 January 2018 - 8pm
    Rosencrantz and Guildenstern are dead - Wednesday 21 February 2018 - 8pm
    ANGELS IN AMERICA PART 1 - Wednesday 28 March 2018 - 8pm
    OBSESSION - Wednesday 11 April 2018 - 8pm
    YERMA - Wednesday 23 May 2018 - 8pm
    SALOME - Wednesday 13 June 2018 - 8pm

AGENDA


  • BIENVENUS!

    de Rune Denstad Langlo
    avec Anders Baasmo Christiansen, Olivier Mukuta, Slimane Dazi
    Noirvège - 2016 - 1h30 - VOST

    Synopsis :
    Quand on est propriétaire d’un hôtel quasiment en faillite dans les montagnes norvégiennes, est-ce que la solution ne serait pas de le transformer en centre d’accueil des refugiés pour profiter de subventions bien opportunes ?
    C’est le bon plan de Primus, hôtelier peu aimable et pas vraiment ouvert aux autres cultures… Mais voilà, la bonne idée de Primus ne s’avère pas si simple.
    Accueillir 50 personnes d’origine diverses, quand il faut compter en plus avec une femme déprimée, une ado rebelle, et des préjugés racistes, ça promet bien des déconvenues mais aussi, des heureuses surprises !
    BIENVENUS !


    Horaires :
    Mar 10/10 : 14h10

  • LA PIROGUE

    de Moussa Toure
    avec Souleymane Seye Ndiaye, Malamine Drame, Laïty Fall
    France - 2012 - 1h27 - VO

    Synopsis :
    Un village de pêcheurs dans la grande banlieue de Dakar, d’où partent de nombreuses pirogues. Au terme d’une traversée souvent meurtrière, elles vont rejoindre les îles Canaries en territoire espagnol.
    Baye Laye est capitaine d’une pirogue de pêche, il connaît la mer. Il ne veut pas partir, mais il n’a pas le choix. Il devra conduire 30 hommes en Espagne. Ils ne se comprennent pas tous, certains n’ont jamais vu la mer et personne ne sait ce qui l’attend.


    Horaires :
    Mar 10/10 : 20h15 + débat

  • La reine Margot

    de Patrice Chéreau
    avec
    France - 2013 - 2h39 - VO

    Synopsis :
    Elle est belle, elle est catholique, elle est la soeur du roi, elle s'appelle Marguerite de Valois. Son frère l'a surnommée Margot. Henri de Navarre est protestant, on dit qu'il est mal élevé, mal rasé, qu'il sent l'ail et la sueur. On les marie de force. C'est une manoeuvre politique : il faut réconcilier les Français déchirés par les guerres de religion. Six jours après le mariage célébré à Notre-Dame, ce sera la nuit de la Saint-Barthélemy. Au milieu de cette nuit d'horreur un jeune homme percé de coups d'épée frappe désespérément à la porte de Margot. La Môle est protestant, il doit mourir comme les autres. Mais Margot le cache, le soigne et se met à l'aimer. Cette nuit-là tout bascule.

    Horaires :
    Jeu 05/10 : 14h00 ; Ven 06/10 : 18h15 ; Lun 09/10 : 14h00

  • LITTLE BIG MAN

    de Arthur Penn
    avec Dustin Hoffman, Faye Dunaway, Martin Balsam
    USA - 2016 - 2h19 - VOST

    Synopsis :
    Âgé de 121 ans, Jack Crabb, seul survivant du massacre de Little Big Horn, raconte son histoire à un journaliste. Adopté par une famille de Cheyennes, ce visage pâle est surnommé Little Big Man à cause de son immense courage. Un jour, toute sa tribu est massacrée par les Blancs et Jack est alors recueilli par un pasteur et sa femme. Mais le jeune homme est partagé entre ses origines indiennes et son nouveau peuple..

    Horaires :
    Jeu 12/10 : 14h10 ; Dim 15/10 : 20h00 ; Lun 16/10 : 14h00 : Mar 17/10 : 18h30 CC Chartes
    Jeu 19/10 : 14h00 ; Sam 21/10 : 15h40 ; Lun 23/10 : 15h45
    Mer 25/10 : 15h45 ; Ven 27/10 : 15h45 ; Sam 28/10 : 22h00 ; Dim 29/10 : 14h00 ; Lun 30/10 : 15h45 ; Mar 31/10 : 18h10
    Jeu 02/11 : 15h40 ; Sam 04/10 : 15h40

  • LOVING

    de Jeff Nichols
    avec Joel Edgerton, Ruth Negga, Marton Csokas
    USA - 2017 - 2h04 - VOST

    Synopsis :
    Mildred et Richard Loving s'aiment et décident de se marier. Rien de plus naturel – sauf qu'il est blanc et qu'elle est noire dans l'Amérique ségrégationniste de 1958. L'État de Virginie où les Loving ont décidé de s'installer les poursuit en justice : le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu'il quitte l'État. Considérant qu'il s'agit d'une violation de leurs droits civiques, Richard et Mildred portent leur affaire devant les tribunaux. Ils iront jusqu'à la Cour Suprême qui, en 1967, casse la décision de la Virginie. Désormais, l'arrêt "Loving v. Virginia" symbolise le droit de s'aimer pour tous, sans aucune distinction d'origine.



    Horaires :
    Ven 20/10 : 9h00 + débat ; 14h00 + débat

  • LULLABY TO MY FATHER

    de Amos Gitaï
    avec Jeanne Moreau, Hanna Schygulla, Amos Gitaï
    France - 2013 - 1h30 - VO

    Synopsis :
    Le film entrelace événements historiques et souvenirs intimes. J’observe la façon dont l’architecture représente les transformations de la société et ceux qui donnent forme à cette architecture. Nous suivons le parcours de Munio, mon père, né en 1909 en Silésie, en Pologne, fils d’un métayer d’un junker prussien. A l’âge de 18 ans, Munio part à Berlin et à Dessau pour aller rencontrer Walter Gropius, Kandinsky et Paul Klee au Bauhaus. En 1933, le Bauhaus est fermé par les nazis, qui accusent Munio de trahison envers le peuple allemand. Munio est emprisonné, puis expulsé à Bâle. Il part pour la Palestine. A son arrivée à Haïfa, il entame une carrière d’architecte et il adapte les principes européens modernistes au Moyen Orient.

    Horaires :
    Mer 18/10 : 20h15 + débat

  • ORFEU NEGRO

    de Marcel Camus
    avec Breno Mello, Marpessa Dawn, Ademar Da Silva
    Italie - 2016 - 1h45 - VOST

    Synopsis :
    A la veille du carnaval de Rio, Eurydice arrive de la campagne pour y retrouver sa cousine Sérafina. Elle fait la rencontre d'Orphée, conducteur de tramway et artiste adulé par le peuple pour ses qualités de danseur et de guitariste..

    Horaires :
    Ven 20/10 : 18h15

  • WELCOME

    de Philippe Lioret
    avec Vincent Lindon, Fırat Ayverdi, Audrey Dana
    France - 2009 - 1h50 - VO

    Synopsis :
    Pour impressionner et reconquérir sa femme, Simon, maître nageur à la piscine de Calais, prend le risque d'aider en secret un jeune réfugié kurde qui veut traverser la Manche à la nage.

    Horaires :
    Jeu 19/10 : 9h00 + débat ; 14h00 + débat

  • PHOENIX

    de Christian Petzold
    avec Nina Hoss, Ronald Zehrfeld, Nina Kunzendorf
    Allemagne - 20158 - 1h38 - VOST

    Synopsis :
    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Nelly, une survivante de l'Holocauste revient chez elle sous une nouvelle identité. Elle découvre que son mari l'a trahie...

    Horaires :
    Mar 07/11 : 14h15 + débat

  • MEME LA PLUIE

    de Icíar Bollaín
    avec Gael García Bernal, Luis Tosar, Carlos Aduviri
    Espagne - 2011 - 1h43 - VOST

    Synopsis :
    Sebastian, jeune réalisateur passionné et son producteur arrivent dans le décor somptueux des montagnes boliviennes pour entamer le tournage d'un film. Les budgets de production sont serrés et Costa, le producteur, se félicite de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût. Mais bientôt le tournage est interrompu par la révolte menée par l'un des principaux figurants contre le pouvoir en place qui souhaite privatiser l'accès à l'eau courante. Costa et Sebastian se trouvent malgré eux emportés dans cette lutte pour la survie d'un peuple démuni. Ils devront choisir entre soutenir la cause de la population et la poursuite de leur propre entreprise sur laquelle ils ont tout misé. Ce combat pour la justice va bouleverser leur existence.

    Horaires :
    Jeu 12/10 : 14h00 ; Ven 13/10 : 14h00 ; Lun 16/10 : 14h00 ; Mar 17/10 : 14h10-16h15

  • UN SAC DE BILLES

    de Christian Duguay
    avec Dorian Le Clech, Batyste Fleurial, Patrick Bruel
    France - 2017 - 1h54 - VOST

    Synopsis :
    Dans la France occupée, Maurice et Joseph, deux jeunes frères juifs livrés à eux-mêmes, font preuve d’une incroyable dose de malice, de courage et d’ingéniosité pour échapper à l’invasion ennemie et tenter de réunir leur famille à nouveau.

    Horaires :
    Mar 17/10 : 20h15 + débat

  • La vague

    de Dennis Gansel
    avec
    Allemagne - 2008 - 1h48 - VOST

    Synopsis :
    En Allemagne, aujourd’hui. Dans le cadre d’un atelier, un professeur de lycée propose à ses élèves une expérience visant à leur expliquer le fonctionnement d’un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôle grandeur nature, dont les conséquences vont s’avérer tragiques.




    Horaires :
    Projection-débat lundi 6 novembre à 19h50, projection-débat en présence de Véronique de Saint-Pierre, Pierre Ebtinger, Valérie Bischoff et Yvonne Durringer en partenariat avec Odyssée Psychanalyse

LES TRESORS DU CINEMA ITALIEN


ROYAL OPERA HOUSE


  • La Flûte enchantée

    de David Mcvicar
    avec Mauro Peter, Roderick Williams, Siobhan Stagg, Christina Gansch
    Grande Bretagne - 2017 - 3h10 - VOST

    Synopsis :
    Musique Wolfgang Amadeus Mozart

    La Flûte enchantée est le récit d’une lutte entre deux royaumes, deux pouvoirs, deux souverains ; la Reine de la Nuit s’oppose à Sarastro, qui règne sur un royaume dédié au Soleil. Ce dernier retient captive Pamina, fille de la Reine de la Nuit. A la demande de la mère éplorée, le prince Tamino part la délivrer en compagnie de l’oiseleur Papageno, qui trouvera son double féminin en chemin. Muni d’une flûte enchantée offerte par la Reine de la Nuit, Tamino affronte les éléments dans une série d’épreuves l’approchant de la sagesse ou de la mort. Il parviendra à s’unir à Pamina. La Reine de la Nuit est anéantie dans les ténèbres…

    Horaires :
    Dim 15/10 : 16h50

LA BNU FAIT SON CINEMA


  • Le Septième Sceau

    de Ingmar Bergman
    avec Gunnar Björnstrand, Bengt Ekerot, Bibi Andersson
    Suède - 1957 - 1h36 - VOST

    Synopsis :
    De retour des croisades, le chevalier Antonius Blok rencontre la Mort sur son chemin. Il lui demande un délai et propose une partie d'échecs. Dans le même temps, il rencontre le bateleur Jof et sa famille. Jof a vu la vierge Marie.

    Un des films qui fit découvrir le cinéma suédois et qui contribua à la grande notoriété de Bergman.



    Horaires :
    Ven 20/10 : 20h15

Turquie : liberté pour les journalistes


  • Lettre de Roland RIES, Maire de la Ville de Strasbourg

    de
    avec
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    Synopsis :
    Voici le message qui nous a été adressé par Monsieur Roland Ries, Maire de la Ville de Strasbourg, à l’occasion de la soirée du 30 mai : Turquie, liberté pour les journalistes.



    Cher(e)s ami(e)s,

    Je suis désolé de ne pouvoir être parmi vous ce soir pour partager cette soirée d’amitié et de solidarité avec les journalistes emprisonnés en Turquie.
    Avouons-le : c’est avec un bleu à l’âme je vous écris.
    Quand on est maire de Strasbourg, capitale des droits de l’homme mais aussi ville de l’écrit - c’est-à-dire une cité qui s’est toujours battue pour que les forces de l’esprit soient délivrées de toute forme de carcan - comment ne pas éprouver la frustration d’un rendez-vous manqué avec la Turquie ?
    Pendant de longues années, ici plus que partout ailleurs, nous avons vécu dans l’espoir d’arrimer définitivement à l’Europe compliquée ce grand pays ottoman qui avait su, avec Attatürk, inventer une Turquie moderne. A ce grand pays qui possède un fragment de l’histoire de notre continent, nous avons espéré pouvoir proposer une place plus large que le siège qu’il occupe au Conseil de l’Europe.
    A Strasbourg, nous avons toujours été au premier rang pour préparer l’intégration de son peuple à notre communauté européenne. Par frilosité excessive, l’Europe n’a pas toujours été à la hauteur de la demande d’association formulée par le gouvernement turc dès 1961 puis de la demande d’adhésion déposée en 1987.
    Payons-nous aujourd’hui l’interminable refus de cette main tendue?
    L’acceptation des membres de l’Union, sans cesse remise aux calendes grecques, passait, à juste titre, par l’évolution du modèle politique turc, trop éloigné des principes, des valeurs et des pratiques qui traversent l’esprit, toujours bien vivant, du traité de Rome.
    Nous attendions, nous espérions des progrès et nous voilà spectateurs d’une régression qui nous désole, et qui accrédite toutes les caricatures sur un grand pays dont la jeunesse attendait, et attend toujours, beaucoup de l’Europe. Beaucoup de nous.
    Est-il aujourd’hui trop tard ?
    Nous voilà obligés de déplorer la multiplication par quatre, depuis 2015, du nombre de journalistes privés de liberté pour avoir osé contester le pouvoir en place. Ils seraient désormais plus de 230… Sinistre comptage qui fait de la Turquie la championne du monde de la spécialité, avant la Chine…
    Nous voilà obligés d’assister, impuissants, au verrouillage implacable du contenu des journaux, à l’étouffement, brutal ou au lacet, des voix critiques, à la reprise en main musclée des chaines de télévision.
    Nous voilà même obligés de dénoncer ce qui semblait impossible au XXIème siècle : le blocage, le 29 avril dernier, de tous les accès internet à Wikipedia en Turquie.
    Voilà que le pays auquel l’Union ambitionnait d’ouvrir ses portes se claquemure dans un déni démocratique, son régime choisissant l’obscurantisme derrière les épais rideaux de la censure et de la peur.
    Toutes les panoplies maintes fois utilisées dans les dictatures pour travestir le réel, tous les prétextes prétendument légaux - dont le si commode soupçon de « complicité avec le terrorisme » – sont déployés sous nos yeux, avec une facilité déconcertante depuis le putsch raté de juillet 2016.
    Pour l’Européen convaincu que je suis, c’est un mauvais rêve. Et pour tout dire, une souffrance. Elle est aiguisée par l’indifférence que manifeste l’opinion pour une cause qui lui semble étrangère, mais qui devrait aussi être la sienne.
    Car ce qu’endurent les journalistes turcs est un avertissement pour nous tous.
    Le glissement inexorable vers la suppression de toute liberté d’expression et la résistance à ce processus d’aliénation progressive sont doublement exemplaires. Ils devraient nous toucher d’autant plus qu’ils concernent un photographe français, Mathias Depardon, maintenu en détention depuis le 8 mai au seul motif qu’il effectuait un reportage pour National Geographic !
    Nous ne pouvons voir dans son arrestation qu’une forme de provocation qui doit déclencher, en retour, une révolte contre l’inacceptable.
    La liberté de la presse est indivisible. Et quand, en France, des voix d’enfants gâtés de la démocratie s’élèvent pour la critiquer, elles ne mesurent pas à quel point elle doit être traitée avec respect, comme une essence de nos communautés humaines.
    La liberté de presse est universelle. Et c’est bien pourquoi Strasbourg, capitale inlassable des droits de l’Homme, se mobilise pour elle à tous les échelons.
    La liberté de la presse est une respiration qui doit apporter au monde un souffle permanent d’émancipation. Elle est vitale pour chacun d’entre nous et pour tous les citoyens du monde, y compris pour ceux qui n’ont jamais eu la chance d’en profiter. Comme la parole, comme l’écriture, elle est un des éléments imprescriptibles de notre humanité.
    Alors, la situation turque nous rend tristes, oui. Elle nous effare, même. Mais pouvons-nous résigner ? Pouvons-nous nous contenter des vagues assurances du président Erdogan ? En être réduits à mendier sa mansuétude ? Il n’en est évidemment pas question.
    Nos amis de Reporters sans frontières, et ce soir, du Monde - à qui nous souhaitons la bienvenue - nous invitent à nous mobiliser, comme nous l’avons toujours fait, pour Can Dündar et Erdem Gül notamment.
    Ils pourront toujours compter sur Strasbourg, sur les Strasbourgeois, qui ont dédié une place à liberté de penser en face de la médiathèque Malraux.
    Et sur moi, évidemment, pour dire avec vous tous, et avec tous les Européens : düşünceler özgürdür! (les pensées sont libres).
    Roland Ries
    30 mai 2017



  • Lettre de M. Roland Ries, 2 mai 2017

    de
    avec
    - - -

    Synopsis :
    Voici le texte qui nous a été envoyé par Roland Ries, Maire de la Ville de Strasbourg, pour la projection débat organisé le mardi 2 mai dans le cadre des "Rendez-vous de l'Odyssée: humanisme citoyen contre haine populiste".

    Humanisme citoyen contre haine populiste
    L’Odyssée, 2 mai 2017

    Cher(e)s ami(e)s,

    Je ne peux malheureusement pas être parmi vous ce soir et je le regrette d’autant plus que le thème de cette soirée me tient particulièrement à cœur.
    A quelques jours de l’épilogue de cette présidentielle de toutes les surprises – il y en eut de mauvaises ! - je suis, je vous l’avoue, étreint par un double sentiment de tristesse et d’inquiétude.
    Nous n’avons pas réussi à empêcher notre pays de qualifier une candidate d’extrême-droite pour le second tour de ce rendez-vous démocratique décisif.
    La présence de Marine Le Pen sur le ring de l’ultime duel qui tous les cinq ans rythme notre vie politique était annoncée depuis des mois. Hélas, elle a été légitimée par les urnes le dimanche 23 avril dernier. Mais je ne peux m’habituer à l’idée que l’héritière, et la porte-parole assumée, d’un mouvement ouvertement xénophobe, anti-européen et délibérément stigmatisant à l’égard des migrants, soit aujourd’hui finaliste d’une compétition électorale qui devrait mettre en jeu deux visions de l’avenir de la France, deux définitions de ce qu’elle est, deux rêves de ce qu’elle pourrait devenir.

    Ce moment devrait être celui d’une interrogation sereine et dynamique. D’un appétit de progrès. De l’excitation particulière qui précède l’aube de demain…
    Et voilà qu’il se transforme en une séquence crépusculaire de résistance.
    En un combat pied à pied pour sauvegarder les valeurs qui fondent notre république.
    En une bataille pour défendre des convictions que nous pensions, sinon définitivement acquises, du moins solidement ancrées dans notre conscience collective par 70 ans de paix. Une longévité sans équivalent dans notre histoire.
    Mais l’Histoire nous rappelle aujourd’hui qu’elle n’a pas de « sens ».
    Pas de sens pré-écrit.
    Pas de sens dans un mouvement du temps qui serait forcément positif...
    Qu’elle n’est jamais que ce que nous, citoyens du monde, décidons collectivement d’en faire.
    Que le devenir de cette belle petite planète bleue est entre nos seules mains.
    Que la liberté chèrement conquise et chèrement défendue n’est pas un cadeau définitif dont il suffirait de jouir, mais un bien vivant dont il faut réinventer sans cesse les pulsations avec cœur et imagination.

    Alors oui, le fait - car c’est un fait qui semblait inimaginable - qu’une candidate de l’extrême droite puisse aujourd’hui être créditée de 40 \\% environ dans les sondages fissure l’espérance qui a guidé toute ma vie politique.
    Le fait que les torrents de haine déversés sur les réseaux sociaux par ses partisans soient devenus monnaie courante, m’effare.

    L’homme de gauche que je suis, le Socialiste que je reste, assiste douloureusement à la confiscation de la prétendue « volonté du peuple » pour véhiculer et banaliser des mots d’ordre de repli sur nous-mêmes, de méfiance à l’égard de l’étranger, de rejet des réfugiés. Je peine à admettre que cette conception de l’humanité délibérément inégalitaire, et parfois même carrément raciste, soit avalisée par un pourcentage aussi important de Français.

    Election après élection, année après année, sondage après sondage, nous avons assisté à la progression de cette forme d’indignité nationale que ses promoteurs justifient par la crise – excuse générique ! – ; par le sentiment d’abandon face à une mondialisation triomphante ; par la précarisation d’une partie des classes populaires.

    Face à ce malaise du « peuple », le discours politique français – dans toutes les familles – a reculé. Par crainte de la colère « populaire », il a laissé s’installer la démagogie populiste. C’était une facilité électorale, un sauve-qui-peut avalisé par la raison : il fallait contenir la poussée du Front National.

    Tragique réflexe. Tragiques conséquences.

    Ce rétrécissement frileux a entrainé l’oubli délibéré d’un des trois grands principes qui structure notre république : la fraternité !

    La solidarité avec les minorités les plus vulnérables, la tolérance à l’égard de celui qui est différent, l’accueil de celui, venu d’ailleurs, qui fait irruption dans notre paysage quotidien parce qu’il a tout perdu : ces trois priorités absolues ont été laminées par l’illusion identitaire. Par l’idée de la préférence nationale. Par la fausse certitude que le pays devrait d’abord se ressourcer en puisant dans ses propres forces. Qu’avant de pouvoir donner, il lui fallait déjà amasser. Que la France n’avait plus les moyens de la générosité portée par ses idéaux…

    La peur de l’autre, peste millénaire, a prospéré dans ce terreau banal. Dans cette indifférence ordinaire. Dans un déficit de courage collectif, aussi, auquel on a progressivement habitué les Français.

    La notion collective du peuple, qui suppose la capacité à affronter ensemble le réel, a été estompée au profit d’une approche individualiste de la collectivité nationale. On a cru ménager les frustrations populaires, souvent légitimes, en ne luttant pas vraiment contre les paroles - et surtout, la pensée - d’exclusion. Comment s’étonner que la vieille rengaine lepéniste – « les Français d’abord » - ait conquis de nouvelles voix sur le terrain de ces petites lâchetés répétitives?

    L’exigence du partage – cette attention à l’autre, quelle que soit la situation difficile dans laquelle on se trouve soi-même – a été noyée dans les vociférations populacières qui n’ont rien à voir avec cette introuvable «voix du peuple» aux multiples incarnations.

    C’est si facile de s’emparer de ce peuple imaginaire, pour lui faire dire ce que l’on veut.
    C’est si facile de se glisser dans ce corps insaisissable pour commander la vengeance, la stigmatisation, la haine de la différence et – ultime manipulation - la haine de la démocratie… au nom de la démocratie. Au besoin, pour rendre les choses présentables, on donnera le nom de « système » à cette démocratie. Et pour mieux l’affaiblir, on la réduira à ses « élites », désignées à la vindicte populaire.

    Le populisme c’est d’abord un culte de l’égoïsme que certains habillent du drapeau bleu-blanc-rouge, confisqué à la nation, pour servir des intérêts politiques particuliers.

    Oui le populisme c’est se moquer du peuple en l’exploitant pour imposer l’autoritarisme, la domination d’un mode de pensée sur les autres, l’abus de pouvoir.

    Le populisme, quel que soit sa couleur, c’est le recours à une violence qui serait légale – au nom du peuple – pour faire taire les voix discordantes.

    En somme, le populisme, c’est la négation de « liberté-égalité-fraternité » !

    Le populisme c’est le visage, souvent masqué, d’une régression de notre débat démocratique que nous ne pouvons pas, que nous ne pouvons plus accepter.

    Les idées de l’extrême-droite nationaliste ont gagné du terrain grâce au consentement passif d’une société française déstabilisée que le politique n’a pas su ou voulu mobiliser contre le retour des vieilles tentations mortifères.
    Comment a-t-on pu tolérer que les expressions « bien-pensance » et de « droit-de-l’hommisme », employées dans un sens péjoratif, aient pu s’installer ces dernières années dans le vocabulaire politique sans que personne ne trouve rien à y redire? Quant à se poser en défenseur d’une immigration « chance pour la France », c’est pratiquement proférer un gros mot ! La revendication d’un humanisme éclaireur passerait presque aujourd’hui pour une naïveté coupable. Voire, si on comprend bien Mme Le Pen et ses amis, pour une trahison patriotique aux ordres du mondialisme et du cosmopolitisme.

    L’humanisme, parfois si galvaudé, reste une force et un repère que nous devons collectivement nous réapproprier, oui, mais en lui donnant une vraie substance.
    L’aspiration au « vivre-ensemble », qui en est un prolongement, vaut bien mieux que ce terme valise dans lequel on voudrait l’enfermer pour mieux l’étouffer.

    Qu’on ne s’y trompe pas : la citoyenneté, ce n’est pas hurler à tue-tête « allons enfants de la patrie ». C’est croire en l’âme collective d’une société toute entière qui, avec toutes ses composantes, affronte les défis, sans cesse renouvelés, de la vie.
    La citoyenneté, c’est reconnaitre et accepter les multiples contradictions d’une collectivité humaine au sein de laquelle se télescopent les intérêts les plus divers et parfois les plus divergents.
    Je revendique cette forme de bienveillance - trop complaisamment critiquée - parce qu’elle est à mes yeux une volonté d’embrasser l’altérité et de gérer en bonne intelligence les différences qui font, par nature, une communauté humaine. En ce sens, elle n’est pas un sable trompeur mais bien un ciment aussi précieux que solide pour une société aussi fragmentée que la nôtre.
    Le devoir d’accueil à l’égard des migrants n’est en rien cette naïveté taxée de bienveillance molle par certains. Il m’apparait avant tout comme une dignité partagée, d’égal à égal.
    La bienveillance, qui contrairement aux apparences, ne rime pas avec condescendance, c’est aussi une dimension fondamentale du dialogue inter-religieux. Une dimension qui fait l’identité de cette ville. C’est une capacité à comprendre celui qui ne croit pas comme vous, qui ne pense pas comme vous.
    La citoyenneté, c’est un respect fondateur de l’autre. Une volonté d’intégrer une part essentielle du voisin, de l’étranger, du monde… dans sa propre existence.
    Alors avouons-le : la citoyenneté humaniste, c’est un défi difficile dans le monde brutal de 2017, avide de simplifications et de confrontations. Elle est en mouvement et elle se renforce, bien plus qu’elle ne se délite, en intégrant les apparentes tensions que lui impose une société qui se métisse. La France est multiculturelle, c’est ainsi. Et c’est une richesse qui doit être cultivée.
    A Strasbourg, l’Européenne, ville refuge de tant d’humanismes à travers les siècles, ville féconde de tant de savoirs, nous relevons chaque jour un défi culturel et sociétal qui dépasse, et de loin, les échéances politiques et même les municipalités. C’est une ambition exaltante, bien plus « française » que le retranchement derrière les barricades d’une identité tricolore factice.
    C’est en tout cas le sens qu’avec mon équipe, j’ai voulu donner à notre action, dans toutes ses dimensions.
    Je vous disais en préambule que j’étais triste et inquiet. C’est vrai. Mais je suis aussi déterminé à me battre pour les idéaux humanistes sans lesquels je ne serais pas ce que je suis. Je suis confiant, aussi dans la force du renouveau. Confiant dans l’élan du progrès. Confiant dans le retour de la lumière quand, après le Brexit et la victoire de Donald Trump, les ténèbres électorales obscurcissent provisoirement notre horizon.
    A nous, à nous tous, à notre échelle et à notre dimension, de diffuser les lueurs salvatrices d’une citoyenneté réinventée. Cela ne tient qu’à nous ! J’en suis sûr : il n’y a pas de fatalité.
    Roland Ries

Terra Nobilis à l’Odyssée ou les saveurs du 7e art


  • L’homme à la caméra

    de Dziga Vertov
    avec Mikhail Kaufman
    Russie - 1929 - 1h08 - VOST

    Synopsis :
    La petite ville d’Odessa s’éveille. Un jour comme les autres s’annonce. « L’homme à la caméra » sillonne la ville, son appareil à l’épaule. Il en saisit le rythme et, à travers lui, celui des vies qu’il croise. Sans parole ni sous-titre, sans acteur ni décor, le film est d'une grande richesse formelle et le montage y joue un rôle central. Film fondateur du Kino-Glaz (ciné-oeil), L'Homme à la caméra est une démonstration, visant à prouver que le cinéma, quand il s'éloigne du récit, est le seul à pouvoir rendre compte de la réalité.

    Horaires :
    Jeu 26/10 : 20h10 + débat

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en quelques mots

  • L'Odyssée à Strasbourg, c'est :
  • Le cinéma de la diversité
    culturelle
  • Le carrefour des cinémas
    d'Europe
  • La Maison des cinémas
    du monde
  • L'aventure de la découverte
    et de la mémoire du 7e art
  • Le partenariat avec de
    nombreuses associations
    pour de multiples débats
    citoyens
  • L'Odyssée une certaine
    passion du cinéma,
  • La passion du cinéma
    autrement !

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Dernière mise à jour : 14.05.2013 | Prochaine mise à jour : 04.06.2013 | Contact : Odyssée
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