Emotion, Suspense, Aventure, le cinéma autrement

Programmation scolaire 2016/2017


Tarif : 4.00€ (1 accompagnateur gratuit pour 10 élèves)
Réservation : 03 88 75 11 52
de 9h à 12h30 et de 14h à 18h,
ou sur cinemaodyssee@gmail.com

Les séances scolaires ont lieu le matin entre 9h et 12h.

MOIS PRIMAIRE/ 6ème – 5ème (en VF) 4ème- 3ème/ LYCEE (en VOST)
SEPTEMBRE
14/09 au 30/09
Le petit dinosaure et la vallée des merveilles Persepolis
OCTOBRE
01/10 au 19/10
Le petit dinosaure et la vallée des merveilles Persepolis
NOVEMBRE
02/11 au 29/11
Le Petit prince Le labyrinthe du silence
DECEMBRE
30/11 au 27/12
Les merveilleux contes de la neige Chala, une enfance cubaine
JANVIER
04/01 au 31/01
Ma vie de courgette Lore
FEVRIER
01/02 au 28/02
Ma vie de courgette Lore
MARS
01/03 au 18/04
Le garçon et le monde L’histoire officielle
AVRIL
12/04 au 30/04
Iqbal, l’enfant qui n’avait pas peur Les sentiers de la gloire
MAI
01/05 au 23/05
Iqbal, l’enfant qui n’avait pas peur Les sentiers de la gloire
JUIN
24/05 au 04/07
Hibou Fatima
  • HUGO CABRET

    Réalisé par : Martin Scorsese
    Année : 14 décembre 2011 (2h 8min)
    Durée :
    Avec : Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen, Asa Butterfield
    Nationalité : Américain / Genre : Aventure, Drame, Famille / A partir de 6 ans

    Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu'un étrange automate dont il cherche la clé - en forme de cœur - qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n'est que le début de l'aventure…

    Hugo Cabret est un film accessible à tout âge, riche de multiples thèmes évoqués (...). Il offre à Martin Scorsese l'occasion d'un formidable hommage au cinéma. Arnaud Schwartz, La Croix

    (...) Hugo Cabret est le plus beau conte de Noël qui ait été donné à voir depuis La vie est belle (1946), de Frank Capra. Isabelle Regnier, Le Monde

    [Un] long-métrage d'une rare virtuosité, à la fois magique et envoûtant. Alain Grasset, Le Parisien

    (...) si Hugo Cabret est imparfait avec quelques longueurs et un manque de rythme, Scorsese réussit à faire renaître l'une des plus belles machines à rêves jamais créées par l'Homme en s'installant au cœur de la mémoire du cinéma. Nathalie Dassa, L'Ecran Fantastique

    Le film exauce ce vœu enfantin d'appropriation d'un espace commun pour l'aménager en cachette géante, le doubler de coulisses, le trouer de trappes et de passages secrets par lesquels on se faufile et s'échappe. Jean-Marc Lalanne, Les Inrockuptibles

  • A Pas de Loup

    Réalisé par : Olivier Ringer
    Année : 11 avril 2012 (1h 17min)
    Durée :
    Avec : Wynona Ringer, Olivier Ringer, Macha Ringer
    Nationalité : Français, belge / Genre : Famille / A partir de 6 ans

    Dans un monde pas si lointain et à une époque pas si éloignée vivait une petite fille comme les autres qui croyait être invisible aux yeux de ses parents. Pour en être bien certaine, elle décida de disparaître. Ce qui aurait pu mal se terminer se transforma en une aventure extraordinaire, une quête d'identité et de liberté digne de Robinson Crusoé.

    C'est Alice au pays des merveilles, mais sans les merveilles. Un conte initiatique sans effets spéciaux, passionnant pour les marmots, passionnant pour les parents. Qui dit mieux? Christophe Carrière, L'Express

    A Pas de Loup joue tout en subtilité le jeu de l'introspection, pour un voyage géographique miniature dans le grand inconnu qu'on a presque tous oublié : l'enfance. Ursula Michel, Critikat.com

    Une fable solaire et crépusculaire sur la prise de conscience de la perte de l'innocence et le refus de quitter l'enfance. Xavier Leherpeur, TéléCinéObs

    Entre thriller et conte enfantin, émerveillement pour la nature et peur profondément enfouie, A pas de loup surprend par sa tonalité originale. Arnaud Schwartz, La Croix

  • Lonely tunes of Tehran

    Réalisé par : Saman Salour
    Année : 1 juin 2011
    Durée : 1h19 min
    Avec : Behrooz Jalili, Hamib Habibifar, Mojtaba Bitarafan…
    Nationalité : Iranien / Genre : Comédie dramatique / A partir de la 2nde

    Solitaire et taciturne, Behrouz, ancien opérateur radio pendant la guerre Iran/Irak, retrouve à Téhéran, après de longues années, son cousin Hamid, personnage haut en couleurs et ingénieur en télécommunications au chômage. Tous deux décident de gagner leur vie en installant des antennes paraboliques chez des particuliers, activité potentiellement lucrative mais dangereuse, car illégale. La vie des deux cousins, devenus à cette occasion inséparables, se déroule sans encombre jusqu'au jour où...

    En Iran, les antennes paraboliques sont interdites, moyen de centraliser l'information et d'éviter que les courants de liberté venus de l'étranger viennent "polluer" l'esprit des citoyens. Pourtant, malgré l'interdiction, Saman Salour constate qu'on en voit partout et que les autorités se voient forcées de sévir régulièrement. C'est de là que lui est venue l'idée de s'intéresser à un opérateur radio qu'on ne peut pas taxer d'antipatriotisme (il a fait la guerre Iran-Irak), qui se retrouve face à l'impossibilité de travailler dans la légalité.

    Présenté à la Quinzaine des réalisateurs en 2008, Lonely Tunes of Tehran attend trois ans avant de sortir en France en mai 2011, en même temps que le film précédent de Saman Salour, Quelques kilos de dattes pour un enterrement, lauréat de la "Montgolfière d'Or" au Festival des trois continents de Nantes en... 2006!

    "J'espère avoir réussi à donner une dimension poétique et humaine à cette histoire de solitude, à ce portrait de deux âmes touchantes et sensibles perdues dans la mégapole iranienne." Saman Salour

    Malgré les brimades et les menaces du régime des mollahs, le cinéma iranien n'a jamais été aussi actif, en prise directe sur le désenchantement d'une population comme coupée du monde et qui ne semble même plus rêver à un avenir meilleur. Jean-Luc Wachthausen, Le Figaroscope

    Le regard de Salman Salour sur ces oubliés est tendre, chaleureux, parfois amusé. (...) la critique n'est jamais frontale, mais lointaine et biaisée. C'est d'autant plus savoureux. François Forestier, TéléCinéObs

    Tournée clandestinement, en grande partie en extérieurs, cette fable sur l'Iran arbore frontalement son opposition au régime fustigeant la prétendue guerre sainte, la connivence des gouvernants sur le dos des peuples, l'impossibilité de choper un réseau à Téhéran, d'y trouver des gens heureux et pouvant vivre tranquilles avec leur salaire. Jean-Luc Douin, Le Monde

    Toujours minimaliste, "Lonely Tunes..." est plus mobile, rapide, fluctuant. Sans doute est-ce dû au fait qu'il ait tourné en vidéo. On y perd un peu au change car l'image est frustre et le cadre moins travaillé. (...) Quasiment la traduction iranienne "Des souris et des hommes" de Steinbeck, en moins mélo. Vincent Ostria, Les Inrockuptibles

    Si certaines préciosités rappellent le formalisme outrancier de son précédent film, son refus de condescendance et sa capacité à tirer cette odyssée des bas-fonds vers la poésie, rappellent, même lointainement, l'admirable "l'Epouvantail", de Jerry Schatzberg.

    Philippe Jambet, Première

  • Guerrière

    Réalisé par : David Wnendt
    Année : 2013
    Durée : 1h40
    Avec : Alina Levshin, Jella Haase, Sayed Ahmad Wasil Mrowat
    Nationalité : Allemagne / VOST

    Attention : Interdit – 12 ans !

    Dossier pédagogique sur demande

    Marisa, 20 ans, fait partie d’un gang de néo-nazis au nord de l’Allemagne. Tatouée de swastikas, le crâne rasé, elle déteste les étrangers, les juifs, les noirs et flics, à ses yeux tous coupables du déclin de son pays et de la médiocrité de son existence. Manifestations de haine, violence et beuveries rythment son quotidien, jusqu’à l’arrivée en ville d’un réfugié afghan et l’irruption dans son gang d’une adolescente de 14 ans. Ces nouveaux venus mettent à mal le fanatisme de Marisa…

    Avec le personnage de Marisa, interprété par Alina Levshin, David Wnendt s'est intéressé à la place des femmes dans le milieu néo-nazi et aux contradictions qu'elles soulèvent. Cette question l'avait interpelé lors de précédents travaux de recherches qui lui ont donné l'idée du film : "Très vite je me suis focalisé sur le sujet des femmes dans cette scène néo-nazie. De plus en plus de femmes y sont actives, mais (...) l’idéologie est extrêmement misogyne. C’est cette contradiction qui rend ces femmes particulièrement intrigantes". David Wnendt a décidé de choisir des acteurs non-professionnels pour contribuer au réalisme de Guerrière : "Nous avons fait le choix de ne pas travailler avec des acteurs professionnels, mais avec des jeunes de la région qui viennent d’un milieu social comparable, et qui connaissent cette réalité sociale dans leur propre vie. Pour autant, nous avons fait très attention de ne pas faire intervenir des gens d’extrême-droite", précise le metteur en scène, en poursuivant : "Je voulais être sûr que l’extrême-droite ne participe d’aucune manière au film, ni n’en profite. Qu’ils n’interviennent ni à l’écran, ni par les musiques utilisées, ni financièrement bien sûr."

    David Wnendt a dû se mêler au milieu néo-nazi pour recueillir des informations et des témoignages précieux pour son film : "J’ai pris plusieurs chemins pour y accéder : participer à des manifestations, passer du temps dans des clubs de jeunesse d’extrême-droite, et surtout, établir des contacts avec des femmes du milieu de l’extrême-droite sur internet".

    Critiques – thèmes abordés

    Faîtes un crochet par l'extrême-droite avec "Guerrière", film coup de poing qui nous plonge au cœur du mouvement néo-nazi allemand en évitant la caricature. Le constat n'en est que plus troublant. Virgile Dumez, aVoir-aLire.com

    Par son refus de compromission avec ce qu'il dénonce, "Guerrière"(...) est un remarquable portrait de filles entre fureur, sueur et sang. Sandrine Marques, Le Monde

    David Wnendt réussit une plongée inquiétante et réaliste dans l'univers des bandes de certaines provinces allemandes, servie par la beauté tendue et l'interprétation poignante jusqu'au bout d'Alina Levshin. Vladimir De Gmeline, Marianne

    En choisissant de raconter le parcours initiatique d'une "héroïne" parmi les brutes, David Wnendt creuse un angle inédit de la représentation des néonazis à l'écran. Mathilde Blottière, Télérama

    Difficile d'évoquer les activités de l'extrême droite dans l'Allemagne d'aujourd'hui sans être tenté par un didactisme appuyé. Faiblesse et force de ce long-métrage, "Guerrière" ne tombe pas dans ce travers. Corinne Renou-Nativel, La Croix

    NOTIONS en LV allemand : Espaces et échanges, lieux et formes de pouvoir, idée de progrès
    Pourra également intéresser les professeurs d’histoire-géographie et de philosophie

  • Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill

    Réalisé par : Marc Boréal, Thibaut Chatel
    Année : 2013
    Durée : 1h15
    Avec :
    Nationalité : France

    Dès 3 ans

    Mention spéciale du jury au Festival du film d’animation d’Annecy 2013 - Best European Film Award au Lucas Internationales Kinderfilmfestival de Francfort.

    Une petite ville de province. Les années 70. Jean a 6 ans, il fait sa rentrée à la grande école. Quand la maîtresse demande à chaque enfant la profession de son père et de sa mère, Jean réalise qu'il n'est pas comme les autres, s'inquiète et invente une réponse : "ma maman est secrétaire". En fait, sa maman étant tout le temps en voyage, elle envoie des cartes postales à Michèle. Cette petite voisine, qui sait déjà lire, les lit à Jean et celui-ci se prend à rêver. A moins que la réalité ne soit toute autre. Et ça, entre septembre et Noël de cette année-là, Jean commence tout juste à le comprendre...

    Le film "Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill" est adapté du roman graphique du même nom écrit par Jean Regnaud et illustré par Emile Bravo, publié en juin 2007. La différence narrative entre les deux supports est que le narrateur extérieur du livre disparaît dans sa version cinématographique.

    Marc Lavoine offre à la fois ses talents d'acteur et de chanteur pour Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill. En plus d'incarner le père de Jean, il écrit et interprète la chanson du film, "Avec Buffalo Bill", dont la musique a été composée par Fabrice Aboulker.

    Critiques – thèmes abordés :

    Un petit bijou d'animation à la française. La Rédaction, Ouest France

    Ce premier long métrage (...) joue la carte de la sobriété en matière d'animation (...) et il charme par son récit. Philippe Rouyer, Positif

    A la fois drôle, émouvant et toujours juste sur le plan psychologique, ce très joli dessin-animé sur l’enfance confrontée à la disparition d’un proche sait bouleverser sans faire de chantage à l’émotion. Virgile Dumez, aVoir-aLire.com

    Le film, très émouvant, trouve un équilibre parfait entre mélancolie et humour, gravité et insouciance. Une réussite. Stéphanie Belpêche, Le Journal du Dimanche

  • Belle et Sébastien

    Réalisé par : Nicolas Vanier
    Année : 2013
    Durée : 1h44
    Avec : Félix Bossuet, Tchéky Karyo, Margaux Chatelier
    Nationalité : France

    A partir de 10 ans

    Ça se passe là-haut, dans les Alpes. Ça se passe là où la neige est immaculée, là où les chamois coursent les marmottes, là où les sommets tutoient les nuages. Ça se passe dans un village paisible jusqu'à l'arrivée des Allemands. C'est la rencontre d'un enfant solitaire et d'un chien sauvage. C'est l'histoire de Sébastien qui apprivoise Belle. C'est l'aventure d'une amitié indéfectible. C'est le récit extraordinaire d'un enfant débrouillard et attendrissant au cœur de la Seconde Guerre mondiale. C'est l'odyssée d'un petit garçon à la recherche de sa mère, d'un vieil homme à la recherche de son passé, d'un résistant à la recherche de l'amour, d'une jeune femme en quête d'aventures, d'un lieutenant allemand à la recherche du pardon. C'est la vie de Belle et Sébastien...

    Deux thèmes centraux se dégagent de la filmographie du réalisateur Nicolas Vanier : les animaux canins et la neige. En adaptant "Belle et Sébastien"(1965), cet explorateur friand de déserts enneigés continue sur la lancée de ses films précédents comme "Lou"p (2009), "Le Dernier trappeur"(2003) ou "L'Enfant des neiges"(1995), dont les affiches contiennent d'ailleurs des éléments similaires à celle de Belle et Sébastien : un canidé, un humain et de la neige.

    Alors que l'histoire originale prend place dans les années 60, le personnage de Sébastien étant né le 20 janvier 1959, jour de la Saint-Sébastien, le film Belle et Sébastien se déroule dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale à la demande de Nicolas Vanier. Une volonté que le metteur en scène explique : "C’était un parti-pris esthétique car je ne voulais pas montrer la montagne telle qu’elle est devenue aujourd’hui (...) [Cela] m’a permis de renouer avec une dimension essentielle de la série : l’aventure, le voyage et la notion de passage. La guerre et la fuite des Juifs vers la Suisse s’inscrivaient parfaitement dans cette continuité."

    Critiques – thèmes abordés :

    Humanité idéalisée, décors trop pimpants, musique envahissante : les ricaneurs pourront ricaner, "Belle et Sébastien" n'en demeure pas moins un très joli film pour enfants, plus intéressant à bien des égards que "Beethoven" et autres inepties canines en circulation. Anne Crignon, Le Nouvel Observateur

    Nicolas Vanier réalise une adaptation modernisée dans ses dialogues et sa mise en scène, tout en gardant ce qui faisait l’essence même du succès de la série dans les années 1960. Alain Grasset, Le Parisien

    Si l’histoire n’a plus grand-chose à voir avec l’original de Cécile Aubry, le charme persiste grâce à un habile mélange des genres. Françoise Delbecq, Elle

    NB : il sera judicieux d’expliquer aux enfants, avant de voir le film, les enjeux de l’occupation allemande et le rôle des passeurs pendant la 2ème guerre mondiale

  • L’Apprenti père Noël et le flocon magique

    Réalisé par : Luc Vinciguerra
    Année : 2013
    Durée : 1h25
    Avec :
    Nationalité : France

    Dès 3 ans

    Cette fois, c’est officiel : Nicolas est le nouveau père Noël. Sacrée responsabilité pour un petit garçon de 7 ans ! Mais à deux jours de sa première tournée, Nicolas doit faire face à une terrible crise : aux quatre coins du monde, la magie de Noël est en train de disparaitre, et c’est lui qui en est la cause ! Car Nicolas a contracté la maladie des enfants qui veulent grandir trop vite : La grande-Personnelose ! Le conseil des anciens pères Noël est contraint de le démettre de ses fonctions de toute urgence. Pour regagner sa place et sauver Noël, Nicolas va devoir retrouver l’innocence, la fraîcheur et l’insouciance de son enfance. Heureusement, « L’esprit de Noël » veille sur le petit garçon et place sur son chemin un calendrier magique ! C’est, pour Nicolas, le début d’un voyage plein de surprises au travers des 24 portes du calendrier.

    Critiques – thèmes abordés :

    C’est avec un plaisir égal que toute la famille plongera dans le monde enchanté de Nicolas, de ses elfes taquins et de ses pères Noël retraités tous plus rigolos les uns que les autres. Caroline Vié, 20 Minutes

    Un joli conte pour les petits qui croient encore au Père Noël. Nathalie Simon, Le Figaroscope

    Dans un écrin féerique, créé à l'ancienne avec un effet crayonné cette suite devrait ravir les plus petits. Mehdi Omaïs, Metro

  • Le Secret de Térabithia

    Réalisé par : Gabor Csupo
    Année : 2007
    Durée : 1h34
    Avec : Josh Hutcherson, AnnaSophia Robb, Zooey Deschanel
    Nationalité : Etats-Unis / VF

    Jess, un garçon issu d'une modeste famille nombreuse et Leslie, fille unique d'un couple d'écrivains, s'inventent un monde imaginaire, Térabithia, pour fuir la réalité de leur vie quotidienne... Mais lorsque cet univers magique prend vie, ils se retrouvent confrontés à des aventures plus périlleuses que ce qu'ils avaient pu imaginer.

    "Le Secret de Térabithia" est adapté du roman homonyme de Katherine Paterson écrit en 1977. Auteur d'une quinzaine de livres, elle raconte ici l'histoire de deux adolescents mal dans leur peau qui s'évadent dans un monde de leur invention.

    Alors que le roman se passe dans les années 70, le film se situe dans un contexte plus contemporain et dans une campagne sans localisation précise.

    Critiques – thèmes abordés :

    Un film en état de grâce, oscillant entre gaieté et tristesse, dans lequel le rêve et l'imaginaire rapprochent et consolent. Emmanuel Denis, L'Ecran Fantastique

    Le secret de Térabithia, irréprochable en matière d'effets spéciaux, devrait satisfaire les familles, qui trouveront là une œuvre aussi féérique que pédagogique. Franz Miceli, MCinéma.com

    (...) agréablement peu conventionnel. Jean-Philippe Guerand, TéléCinéObs
    Loin d'être, comme souvent, l'attraction principale, les effets spéciaux se fondent poétiquement dans le récit (...) Surtout, le vrai " secret " de Térabithia est d'aborder (...) un sujet plutôt rare dans les œuvres pour la jeunesse : celui du deuil, de son irréversibilité, et du pouvoir salvateur de l'imagination. Cécile Mury, Télérama

    Ce conte original surprend par sa noirceur, qui le rend peu recommandable aux tout-petits. La rédaction, 20 Minutes

  • La grande aventure Lego

    Réalisé par : Phil Lord et Chris Miller
    Année : 2014
    Durée : 1h40
    Avec :
    Nationalité : Etats-Unis, Australie, Danemark / VF

    Dès 3 ans

    Emmet est un petit personnage banal et conventionnel que l'on prend par erreur pour un être extraordinaire, capable de sauver le monde. Il se retrouve entraîné, parmi d'autres, dans un périple des plus mouvementés, dans le but de mettre hors d'état de nuire un redoutable despote. Mais le pauvre Emmet n'est absolument pas prêt à relever un tel défi !

    Après "Tempête de boulettes géantes" en 2009 et "21 Jump Street", le film inspiré de la série télé avec Johnny Depp, en 2012, "La Grande aventure Lego" est la troisième réalisation du duo Phil Lord et Chris Miller qui passent sans problème des films d'animation aux films en prises de vues réelles, puisqu'après "Lego", ils rempilent sur la suite "22 Jump Street".

    La "Grande aventure Lego" est un film d'animation entièrement composé d'éléments Lego. Contrairement aux films Lego diffusés directement en vidéo, celui-ci propose également des effets spéciaux faits des célèbres petites briques, comme l'eau, le feu ou la fumée qui sont en fait des petites pièces. Pour les besoins du film, ce sont plus de 15 millions de briques qui ont été utilisées durant le tournage !

    Critiques – thèmes abordés :

    Le film de Phil Lord et Chris Miller malaxe et malmène de manière réjouissante blockbusters et comics. A cela s'ajoutent l'irrévérence et la drôlerie des dialogues, qui s'arc-boutent sur un comique de situation souvent ravageur. Sandrine Marques, Le Monde

    Mené tambour battant, cette réalisation de Phil Lord et Chris Miller, où se télescopent tous azimuts Batman, Superman ou Lincoln, épate par son scénario malin et ses dizaines d'idées truculentes à la seconde. Mehdi Omaïs, Metro

    (...) Phil Lord et Christopher Miller ont prouvé qu'avec des petites briques multicolores emboîtées les unes dans les autres, on peut, plutôt que de construire un mur, faire un film étourdissant. Bernard Génin, Positif

    Facétieux et acidulé, ce produit marketing est un excellent divertissement. Guillaume Loison, TéléCinéObs

  • Terre des ours

    Réalisé par : Guillaume Vincent
    Année : 2014
    Durée : 1h25
    Avec :
    Nationalité : France

    Dès 6 ans

    Kamtchatka. Cette terre à l’état sauvage située en Extrême-Orient russe est le royaume des ours bruns. Au fil des saisons, chacun a ses préoccupations : la mère doit nourrir et protéger ses oursons qui veulent explorer le monde avec l'insouciance de leur jeunesse. Un ours tout juste sorti de l’enfance doit trouver sa place dans le monde adulte et gagner son autonomie. Enfin, le mâle doit constamment défendre son territoire et imposer sa force… Bienvenue sur la Terre des Ours.

    Guillaume Vincent n'en est pas à son premier voyage au fin fond des contrées russes. Vincent avait auparavant réalisé deux documentaires qui se déroulaient dans la taïga sibérienne : "Ceux qui marchent dans les pas du tigre" et "Les Oursons orphelins de la taïga".

    Guillaume Vincent s'inspire des images prises de la Russie par Akira Kurosawa dans Dersu Uzala et de la solitude mise en valeur dans le western pour Terre des Ours. Il a également beaucoup d'admiration pour les films de Terrence Malick à qui il emprunte un certain lyrisme avec en contre-point un naturalisme qui "laisse vivre ses plans" (dixit Vincent). Le tournage dura près de 27 semaines (en comparaison, il dure en moyenne 12 semaines pour un film de fiction) pour filmer le cycle annuel de la vie des ours : du réveil au sortir de l'hiver à son retour à sa tanière pour de nouveau se protéger de celui-ci. Lorsque le réalisateur allait faire ses repérages puis lorsqu'il ramenait l'équipe de tournage avec lui, la présence des ours n'était jamais assurée. De même, il fallait être toujours sur la brèche pour pouvoir capturer chaque instant de leur vie quotidienne, car "ils ne refont jamais deux fois la même chose" comme dit le réalisateur.

    Critiques – thèmes abordés :

    « Ce film splendide, en 3D, tourné en Sibérie, est une première. Attention, avec son tempo contemplatif, ce film n'est pas adapté aux tout-petits » Charlotte Moreau, Le Parisien.

    Une histoire insolite au cœur d’un documentaire animalier qui respecte les canons du genre sans chercher à les sublimer. Frédéric Mignard, aVoir-aLire.com

    La proximité est saisissante lorsque la caméra s'aventure dans les tanières. Malgré des images magnifiques, le récit devient répétitif en s'attardant un peu trop sur leur principale activité : la pêche au saumon. Stéphanie Belpêche, Le Journal du Dimanche

  • L’ogre de la Taïga

    Réalisé par : Konstantin Bronzik, Sergeï Mirenov, Inga Korjnera
    Année : 2013
    Durée : 0h52
    Avec :
    Nationalité : Russie / VF

    Dès 3 ans

    Des contes slaves qui font la part belle à la ruse et à l’intelligence.

    Composé de quatre courts métrages qui évoquent des thèmes aussi essentiels que celui du mensonge ou de la quête du bonheur : Le chat et la renarde, Les trois chasseurs, La petite Khavroshka, Gare aux loups !

    Critiques – thèmes abordés :

    Dans cet univers de poésie appliquée où tout confine au sublime artisanal, les parents eux-mêmes n'auront pas le temps de s'ennuyer. Frédéric Mignard, aVoir-aLire.com

    Couleurs bigarrées, effets de texture, précision et beauté du dessin contribuent à la qualité d'un film d'animation, aussi pédagogique que ludique. Sandrine Marques, Le Monde

    Ces courts produits par le studio Pilot, aux styles variés, ont en commun brio, mordant, drôlerie et rythme. Des joyaux, qui ouvrent une fenêtre sur l'esprit et l'humour slave. Isabelle Boudet, Les Fiches du Cinéma

    Quatre adorables contes où l'on visite le pays en compagnie d'animaux rigolos (...). Mention spéciale à "La Petite Khavroshka", jolie variation à la ligne claire autour de "Cendrillon". Nicolas Didier, Télérama

    Suite de "La Balade de Babouchka", "L'Ogre de la taïga" propose à travers quatre courts-métrages, de réalisateurs et de styles différents, un voyage dans le folklore russe. Raphaëlle Pireyre, Critikat.com

  • Les Contes de la nuit

    Réalisé par : Michel Ocelot
    Année : 2011
    Durée : 1h24
    Avec :
    Nationalité : France

    Dès 3 ans

    Tous les soirs, une fille, un garçon et un vieux technicien se retrouvent dans un petit cinéma qui semble abandonné, mais qui est plein de merveilles. Les trois amis inventent, se documentent, dessinent, se déguisent. Et ils jouent toutes les histoires dont ils ont envie dans une nuit magique où tout est possible...

    Michel Ocelot, réalisateur des "Contes de la nuit", est plus connu pour avoir réalisé "Kirikou et la sorcière". Christophe Rossignon, producteur du film, raconte comment est né le projet : "Après "Azur et Asmar", Michel Ocelot avait envie de refaire ce qu’on appelle du théâtre d’ombres et de raconter une série d’histoires courtes. Michel Ocelot raconte comment il a choisi les différents contes présents dans le film : "J’aime le monde des histoires et j’en ai beaucoup à raconter. J’avais tout un ensemble prêt. Avec les producteurs et des collaborateurs, nous avons élu celles qui nous parlaient le plus, et qui en outre offraient le meilleur potentiel en relief. J’en ai aussi écrit une nouvelle, directement en fonction des possibilités de ce relief." "Les Contes de le nuit" s'intéressent à plusieurs civilisations. Un choix évident selon le papa de Kirikou : "Toutes les filiations m’intéressent, tous les paysages, tous les arts, et bien sûr toutes les époques. J’aime l’Histoire. J’aime jongler avec les contes de partout, j’y suis à l’aise." (Plus de détails sur : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-183772/secrets-tournage)

    Critiques – thèmes abordés :

    A la fois le digne successeur des quatre premiers longs métrages de Michel Ocelot et une proposition de cinéma novatrice qui transcende les frontières assignées à l'animation. Thierry Méranger, Cahiers du Cinéma

    Ces "Contes de la nuit" - dont certain ne reculent pas devant une réelle cruauté - pétillent de finesse et d'esprit. Positif

    Baignée dans de sublimes couleurs chatoyantes et portée par une 3D des plus réussies, cette série de six contes aux personnages en ombres chinoises est un enchantement permanent pour la rétine. Malgré des doublages de qualité variable, ce film, sans égaler les œuvres précédentes de Michel Ocelot, constituent un ensemble rafraîchissant et coloré. Jérôme Beales, Excessif

    La magie, une fois de plus, opère à plein. Chaque histoire se déploie entre féerie des images, sensibilisation à l'histoire de l'art et limpidité d'un propos qui, sans simplisme, aide à grandir en affrontant subtilement les grandes peurs de l'enfance. Arnaud Schwartz, La Croix

  • Même la pluie

    Réalisé par : Icíar Bollaín
    Année : 2011
    Durée : 1h43
    Avec : Gael García Bernal, Luis Tosar, Carlos Aduviri
    Nationalité : Espagne, France, Mexique - VOST

    Récompensé par 3 Goyas (équivalent espagnol des Césars) en 2011

    Dossier pédagogique sur demande

    Sebastian, jeune réalisateur passionné et son producteur arrivent dans le décor somptueux des montagnes boliviennes pour entamer le tournage d'un film. Les budgets de production sont serrés et Costa, le producteur, se félicite de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût. Mais bientôt le tournage est interrompu par la révolte menée par l'un des principaux figurants contre le pouvoir en place qui souhaite privatiser l'accès à l'eau courante. Costa et Sebastian se trouvent malgré eux emportés dans cette lutte pour la survie d'un peuple démuni. Ils devront choisir entre soutenir la cause de la population et la poursuite de leur propre entreprise sur laquelle ils ont tout misé. Ce combat pour la justice va bouleverser leur existence.

    Le film s'inspire des événements qui ont débuté en 1999 à Cochabamba, une des principales villes de l'Altiplano bolivien, et qui ont opposé le peuple à la société Aguas de Turani à qui fut concédée l'eau de la ville. En avril 2000, éclate une véritable guerre de l'eau : des barricades quadrillent la ville, le président bolivien déclare l’état d’urgence, un jeune homme tombe sous les balles des forces de l’ordre. Au terme des protestations, la rue obtient gain de cause : le service d’eau de la ville, privatisé quelques mois plus tôt, repasse dans le domaine public et l’augmentation de tarif est annulée. La légende de la guerre de l’eau de Cochabamba est née. Oscar Olivera en a été l’un des leaders.

    Critiques – Thèmes abordés :

    Chez Icìar Bollain comme chez Ken Loach, le peuple n'est pas un figurant, mais un personnage à part entière. Sébastien Chapuys, Critikat.com

    Un film engagé original, doublé d'une réflexion passionnante sur le processus de création. Jérôme Vermelin, Metro

    Il y a des maladresses, mais le sujet reste néanmoins fort avec le parallèle entre colonisation et mondialisation. Emmanuèle Frois, Le Figaroscope

    "Même la pluie" devient la chronique de cette révolte emmenée par un habitant des bidonvilles qui se trouve avoir décroché le premier rôle indigène du film que tournent les Espagnols. Th. Sotinel, Le Monde

    Le film pose finement la question de l'intégrité. Même s'il tente d'y répondre, vers la fin, de manière un peu trop rapide et maladroite, au moins propose-t-il quelque chose. Qui ressemble à du cinéma équitable. Jacques Morice, Télérama

    Notions en LV espagnol : lieux et formes du pouvoir, espaces et échanges, mythes et héros
    Pourra également intéresser les professeurs d’histoire-géographie et de philosophie

  • Philomena

    Réalisé par : Stephen Frears
    Année : 2014
    Durée : 1h38
    Avec : Judi Dench, Steve Coogan, Sophie Kennedy Clark
    Nationalité : GB, France, USA / VOST

    Irlande, 1952. Philomena Lee, encore adolescente, tombe enceinte. Rejetée par sa famille, elle est envoyée au couvent de Roscrea. En compensation des soins prodigués par les religieuses avant et pendant la naissance, elle travaille à la blanchisserie, et n’est autorisée à voir son fils, Anthony, qu’une heure par jour. À l’âge de trois ans, il lui est arraché pour être adopté par des Américains. Pendant des années, Philomena essaiera de le retrouver. Quand, cinquante ans plus tard, elle rencontre Martin Sixmith, journaliste désabusé, elle lui raconte son histoire, et ce dernier la persuade de l’accompagner aux Etats-Unis à la recherche d’Anthony.

    "Philomena" est l'adaptation du roman "Philomena: The True Story of a Mother and the Son She Had to Give Away" écrit par Martin Sixsmith, basé sur la propre histoire de l'auteur. L'adaptation a été co-écrite par Steve Coogan qui joue également le rôle de Martin Sixsmith dans le film.

    Le jury de la Mostra de Venise a été conquis par "Philomena" puisqu'il lui a décerné, lors de son édition de 2013, deux prix. Le Prix Osella, qui récompense le meilleur scénario, et le Queer Lion, qui récompense un film à thématique homosexuelle parmi ceux de la compétition officielle ou d'une compétition parallèle.

    Judi Dench est surtout connue pour son personnage de « M » dans la saga James Bond
    Steve Coogan, connu pour ses rôles comiques campe ici un personnage beaucoup plus dramatique qu'à l'accoutumée. Coogan explique : "Stephen a évoqué les films de Billy Wilder, qu’il affectionne particulièrement, et je lui ai parlé de mon admiration pour Jack Lemmon, qui est apparu dans de nombreux films de Wilder. Ensemble, ils ont fait des films qui ne sont pas faciles à étiqueter tant ils empruntent à différents genres. Ils ont réussi à trouver l’équilibre entre humour et drame."

    Si "Philomena" est l'adaptation du livre de Martin Sixsmith, le scénario a pris la liberté non pas de raconter l'histoire telle qu'elle l'est dans le livre mais du point de vue de son auteur. C'est ainsi que Martin Sixsmith devient un personnage du film alors qu'il n'apparaît pas dans le livre. Le long métrage raconte en fait l'histoire qui a mené l'écrivain à écrire son œuvre.

    Critiques – thèmes abordés :

    Stephen Frears revient en grande forme avec le portrait d’une vieille dame qui recherche le fils qu’elle a dû abandonner à la naissance. Bouleversant. Alain Grasset, Le Parisien

    [Une histoire] splendide dans la façon où elle a été vécue par une femme tellement ordinaire et tellement hors du commun, dans la manière où elle est racontée par Stephen Frears qui s'y connaît en matière de "vraies gens". Danièle Heymann, Marianne

    On en sort la gorge nouée. Sans verser dans les trémolos faciles, le cinéaste nous offre un cocktail d'émotions fortes et contradictoires. Par Julien Barcilon, Télé 7 Jours

    C’est tout simplement superbe – et superbe simplement. Les deux acteurs, Steve Coogan et Judi Dench, sont extraordinaires – et je mesure mes mots. Bon sang, voilà enfin du cinéma, du vrai cinéma ! Qui empoigne, touche et va au cœur. François Forestier, TéléCinéObs

    En mêlant de manière inextricable comédie et drame, le nouveau film de Stephen Frears écrit par Steve Coogan est un petit bijou qui émeut autant qu’il suscite la réflexion. Tout simplement brillant. Virgile Dumez, aVoir-aLire.com

    Notions en LV anglais : lieux et formes du pouvoir, espaces et échanges, idée de progrès
    Pourra également intéresser les professeurs de SES, histoire-géographie et de philosophie

  • Frozen River

    Réalisé par : Courtney Hunt
    Année : 2009
    Durée : 1h37
    Avec : Melissa Leo, Misty Upham, Michael O'Keefe
    Nationalité : Etats-Unis / VOST

    Grand prix du jury au Sundance Film Festival 2008 et deux oscars en 2009 (meilleure actrice, meilleur scénario)

    Une petite ville américaine à la frontière du Canada. Ray peut enfin offrir à sa famille la maison de ses rêves et bientôt quitter leur préfabriqué. Mais quand son mari disparaît avec leurs économies, elle se retrouve seule avec ses deux fils, sans plus aucune ressource. Elle rencontre Lila, jeune mère célibataire d'origine Mohawk, qui lui propose un moyen de gagner de l'argent : faire passer illégalement aux Etats-Unis des immigrés clandestins, à travers la rivière gelée de Saint Lawrence, située dans la Réserve indienne. Ayant cruellement besoin d'argent à la veille des fêtes de Noël, Ray accepte de faire équipe avec Lila. Pourtant, les risques sont élevés, car la police surveille les allers et venues, et la glace peut céder à tout instant...

    Selon la réalisatrice et scénariste, Courtney Hunt : " L'idée de "Frozen River" est née quand j'ai entendu parler du trafic d'immigrés à la frontière canadienne, en rendant visite à ma belle-famille à Malone, dans l'état de New-York. Il y a plusieurs réserves d'Indiens de part et d'autre de la frontière, ce qui donne lieu à une situation juridique hors normes. Quand j'ai appris que certaines femmes indiennes participaient à ce trafic en traversant en voiture la rivière Saint Lawrence gelée, j'ai été subjuguée. A l'époque, j'ai rencontré deux femmes qui faisaient du trafic de cigarettes. Mais lorsque le Canada a baissé la taxe sur le tabac, certains trafiquants se sont reconvertis dans le trafic d'immigrés clandestins : c'était souvent des Chinois et des Pakistanais qui souhaitaient entrer aux Etats-Unis en passant par le Canada, ce qui est plus facile."

    Critiques – thèmes abordés :

    Sur des bases modestes et réalistes, Courtney Hunt a construit un film formidable. Jean Roy, L’Humanité

    De l'action et du suspense, mais surtout un film épuré jusqu'à l'os. (...)Bruno Icher, Libération

    Drame mâtiné de polar par sa violence issue du quotidien. Stéphane Thiellement, Impact

    Courtney Hunt (...) signe avec son bouleversant « Frozen River » une sorte de « Thelma et Louise » qui tient aussi bien du thriller haletant, du drame humain, que du reportage sur une frange oubliée de la société américaine. Barbara Théate, Le Journal du Dimanche

    Leçon de dignité humaine : pas de dialogue explicatif, pas de leçon sociale ou politique, juste une caméra juste. François Forestier, Le Nouvel Observateur

    Il passe, dans ce film magnifique, un souffle intense incarné par l'extraordinaire interprétation de l'actrice Mélissa Leo (...)Hubert Lizé, Le Parisien

    Notions en LV anglais : lieux et formes du pouvoir, espaces et échanges, mythes et héros
    Pourra également intéresser les professeurs d’histoire-géographie et de philosophie

  • D’une vie à l’autre

    Réalisé par : Georg Maas
    Année : 2014
    Durée : 1h39
    Avec : Juliane Köhler, Liv Ullmann, Sven Nordin
    Nationalité : Allemagne, Norvège - VOST

    Europe 1990, le mur de Berlin est tombé. Katrine a grandi en Allemagne de l’Est et vit en Norvège depuis 20 ans. Elle est le fruit d’une relation entre une norvégienne et un soldat allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale. A sa naissance, elle a été placée dans un orphelinat réservé aux enfants aryens. Elle parvient à s’échapper de la RDA des années plus tard pour rejoindre sa mère. Mais, quand un avocat lui demande de témoigner dans un procès contre l’Etat norvégien au nom de ces «enfants de la honte», curieusement, elle refuse. Progressivement de lourds secrets refont surface, dévoilant le rôle de la STASI, les services secrets de la RDA, dans le destin de ces enfants. Pour elle et ses proches, quel est le plus important : la vie qu’ils ont construite ensemble, ou le mensonge sur lequel elle repose ?…

    « D'une vie à l'autre » est adapté du livre éponyme écrit par Hannelore Hippe qui a également collaboré au scénario. C'est ici le deuxième long-métrage de fiction du réalisateur Georg Maas, plus de dix ans après le premier intitulé "NeuFundLand" ("NewFoundLand" en anglais).

    « D'une vie à l'autre » est nominé à la 86ème cérémonie des Oscars dans la catégorie meilleur film en langue étrangère. L'actrice Juliane Köhler est une habituée des prestigieuses statuettes puisque « Nowhere in Africa », auquel elle avait participé, avait déjà été nominé dans cette même catégorie en 2003 et avait remporté la précieuse récompense.

    Beaucoup de recherches ont été effectuées en amont du tournage. Le réalisateur Georg Mass et ses collaborateurs ont notamment visité des anciens orphelinats : "Nous avons visité, avec des enfants de Lebensborn, l’ancien foyer d’enfants de SS Sonnenwiese en Saxe, et écouté des histoires bouleversantes sur leur destin et leurs efforts pour retrouver leurs mères. Tout cela, pour la plupart, a été intégré dans le film, même si ce n’est pas toujours explicitement raconté."

    Les couleurs chaudes ont été privilégiées pour donner un sentiment de chaleur au film et que le spectateur puisse se sentir "à l'aise". La chaleur exprimée par les couleurs sert aussi à montrer la paix qui règne dans la famille présentée. Mais ce choix de palette a pour but final de rendre "la chute de Katrine d’ autant plus dramatique".

    Liv Ullman (la mère dans le film) se souvient : "Pendant la guerre, j’ai perdu deux hommes de ma famille particulièrement importants pour moi. Mon père a été tué au combat quand j’avais six ans, et mon grand-père est mort dans le camp de concentration de Dachau. (…) Pour moi, « D’une vie à l’autre » est aussi un film sur le pardon."

    Critiques – Thèmes abordés :

    Georg Maas orchestre ce thriller historique et psychologique, qui traite de l'identité et de la vérité, avec finesse. Et s'appuie sur une distribution de haute volée. Nathalie Simon, Le Figaroscope

    Entre polar et drame identitaire, son film, porté par la comédienne Juliane Köhler, distille une petite musique sourde, lourde des violences du passé. Marie-Elisabeth Rouchy, TéléCinéObs

    Les souvenirs remontent à la surface, les non-dits aussi. D'autant que les anciens membres de la Stasi veillent... Les acteurs - Juliane Köhler en tête - sont formidables, et le suspense fort bien alimenté. Françoise Delbecq, Elle

    Ce thriller politique lève le voile sur la condition douloureuse d'enfants issus de ces amours réprouvées avec l'occupant. Sandrine Marques, Le Monde

    Notions en LV allemand : lieux et formes du pouvoir, espaces et échanges, idée de progrès
    Pourra également intéresser les professeurs d’histoire-géographie et de philosophie

  • Madame Bovary

    Réalisé par : Claude Chabrol
    Année : 1991
    Durée : 2h20
    Avec : Isabelle Huppert, Jean-François Balmer, Christophe Malavoy
    Nationalité : France

    Adapté de « Madame Bovary » de Gustave Flaubert, au programme de littérature en Terminale L en 2014-2015

    Dossier pédagogique + liens vers pistes pédagogiques sur demande

    Emma, fille de paysan, épouse un officier de santé. Idéaliste et romanesque, elle perd rapidement ses illusions de bonheur face à la grossièreté des petits bourgeois normands. Elle devient la maîtresse d'un gentilhomme du voisinage qui l'abandonne, puis d'un clerc de notaire…

    Dans la Normandie du XIXème siècle, le destin tragique d'Emma Bovary, personnage mythique d'une œuvre littéraire majeure. Une adaptation fidèle de Claude Chabrol.

    Claude Chabrol désirait depuis l'adolescence adapter le roman de Flaubert, avec lequel il partageait un regard acéré sur la bêtise humaine et la cruauté d'un monde dominé par les hommes. Il disait avoir essayé de tourner le film que Flaubert "aurait fait, s'il avait eu une caméra au lieu d'une plume". Chaque détail du livre a donc été respecté à la lettre, comme le lieu du tournage, Lyons-la-Forêt, ville dont l'écrivain s'est inspiré pour Yonville. Madame Bovary a été précédemment porté à l'écran huit fois, notamment par Jean Renoir et Vincente Minelli. Mais aucun réalisateur n'avait osé "l'absolue fidélité" comme Chabrol. Par le jeu subtil des caméras, le cinéaste montre les points de vue de chaque personnage et souligne l'enfermement d'Emma dans ses chimères. Actrice fétiche du réalisateur depuis « Violette Nozière », Isabelle Huppert la rend combative, loin des clichés de l'épouse mélancolique. Entre froideur et passion, cette femme bouleversante que personne ne comprend, ni son mari (prodigieux Jean-François Balmer), ni ses amants, meurt seule, assaillie par son créancier, non par amour mais à cause de l'argent, en héroïne antiromantique. (http://www.arte.tv/fr/madame-bovary/7167006,CmC=7167618.html)

    Professeurs de lettres et de philosophie

  • We Want Sex Equality

    Réalisé par : Nigel Cole
    Année : 2011
    Durée : 1h53
    Avec : Sally Hawkins, Bob Hoskins, Rosamund Pike
    Nationalité : Grande Bretagne / VOST

    Trois prix au festival de Dinard : le Hitchcock d'Or, le prix du meilleur scénario ainsi que le prix du public.

    Au printemps 68 en Angleterre, une ouvrière découvre que, dans son usine, les hommes sont mieux payés que les femmes. En se battant pour elle et ses copines, elle va tout simplement changer le monde...

    Le film conte l'histoire véridique d'un soulèvement de 183 ouvrières des usines Ford survenu à Dagenham dans la banlieue est de Londres. Un jour de 1968, ces femmes décident de braver leurs patrons américains en annonçant trois semaines de grève. Elles demandent une mise à égalité des salaires entre hommes et femmes.

    Le titre fait référence aux banderoles qu'arboraient les ouvrières lorsqu'elles manifestaient en juin 1968 devant le parlement afin de se faire entendre par Barbara Castle, alors secrétaire à l'emploi et à la productivité. Fait amusant : une des banderoles est mal déployée et ne laisse apparaître que les mots "we want sex", slogan qui enthousiasme les passants et les automobilistes qui le sifflent ou le klaxonnent pour montrer leur soutien !

    Barbara Castle, secrétaire à l'emploi et à la productivité lors de la grève, est la première femme politique à exercer un poste de premier plan. Surnommée "Battling Barbara" en raison de sa détermination, elle lutte pour le droit des femmes tout en refusant d'être étiquetée féministe. Elle incarne la femme politique moderne, sympathique et proche des gens, loin de l'image de Margaret Thatcher dans les années 80. Elle rencontre les ouvrières de Dagenham le 28 juin 1968. Cette entrevue débouche sur l'augmentation de leurs salaires et sur la création d'un projet de loi en 1969 pour l'égalité salariale.

    Plus de détails sur : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-173154/secrets-tournage/

    Critiques – Thèmes abordés :

    Partant de la condition des ouvrières pour ancrer finalement leur combat dans l'Histoire du pays, "We Want Sex Equality" est une ode au courage de défendre ses convictions et doit beaucoup à son actrice principale, Sally Hawkins, formidable de naturel et d'authenticité. Elodie Leroy, Filmsactu
    Une grève mythique pour un film épatant, interprété par une bande d'actrices formidables menées par la volontaire et émouvante Sally Hawkins. Emmanuèle Frois, Le Figaro

    (...) chronique réjouissante proche de classiques british comme "Les Virtuoses" ou "The Full Monty". Caroline Vié, 20 Minutes

    Il y a les larmes qui montent aux yeux, sans trop qu'on sache si c'est le rire ou l'émotion. Ouf ! Héléna Villovitch, Elle

    Des scènes et des dialogues pleins d'humour, une mise en scène énergique, des costumes aux couleurs acidulées, ce film séduit par sa vitalité. Corinne Renou-Nativel, La Croix

    Le réalisateur (...) monte parfaitement une mayonnaise à base d'émotion, d'humour, de rebondissements et de répliques imparables dites par des comédiens au naturel confondant. Christophe Carrière, L'Express

    Reconstitution impeccable de l'époque (...), distribution sans faille conduite par Sally Hawkins, musique d'appoint, sens de la complexité des situations Jean Roy, L'Humanité

    Notions en LV anglais : lieux et formes du pouvoir, espaces et échanges, idée de progrès

    Pourra également intéresser les professeurs de SES, éducation civique et de philosophie

  • Les Nouveaux sauvages

    Réalisé par : Damián Szifron
    Année : 2014
    Durée : 2h02
    Avec : Rita Cortese, Ricardo Darín, Nancy Dupláa
    Nationalité : Argentine, Espagne

    Vulnérables face à une réalité trouble et imprévisible, les personnages de « Relatos salvajes », traversent la frontière qui sépare la civilisation de la barbarie. Une trahison amoureuse, le retour du passé, une tragédie ou même la violence d’un détail du quotidien sont les détonateurs qui poussent ces personnages vers le vertige que procure la sensation de perdre les étriers, vers l’indéniable plaisir de perdre le contrôle.

    « Les Nouveaux sauvages » a fait partie de la Compétition officielle du 67ème Festival de Cannes en 2014.Lors de la conférence de presse parisienne présentant la Sélection du Festival de Cannes, Thierry Frémaux avait annoncé avec gourmandise ce film signé d'un auteur inconnu sous nos latitudes, Il avait au passage brocardé le cliché critique consistant à trouver un film à sketches… inégal. Composé de six segments indépendants et autant d'histoires courtes, « Relatos salvajes » est peut-être inégal, il n'en est pas moins d'une grande cohérence stylistique et surtout thématique, signe d'une véritable vision d'auteur.

    Dans la tradition satirique du film de Dino Risi, « Les Monstres » (1963), qui s'attaquait aux travers de la société italienne, ces « Nouveaux sauvages » proposent la vision féroce d'une humanité dont la sauvagerie domestiquée (par les lois, les institutions, l'état) ne demande qu'à ressurgir à la moindre occasion. Le générique nous montre des photos d'animaux sauvages, parmi lesquels quelques redoutables prédateurs (lion, crocodile…) : autrement dit, la vie est une jungle, et l'homme un loup pour l'homme, selon l'adage de la philosophie hobbesienne. (Zérodeconduite.net)

    Les frères Almodóvar, Pedro et Agustín, ont produit « Les Nouveaux sauvages ». Ce n'est pas un hasard quand on sait qu'ils ont des prédispositions à réaliser pour l'un et à soutenir pour l'autre des scénarios présentant les mœurs humaines.

    Critiques :

    Pas de critiques disponibles, ce film n’étant pas encore sorti en France

    Notions en LV espagnol : Espaces et échanges, lieux et formes de pouvoir, idée de progrès
    Pourra également intéresser les professeurs d’éducation civique et de philosophie

  • Les Garçons et Guillaume, à table !

    Réalisé par : Guillaume Gallienne
    Année : 2013
    Durée : 1h27
    Avec : Guillaume Gallienne, André Marcon, Françoise Fabian
    Nationalité : France

    (12 récompenses dans divers festivals)

    « Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : "Les garçons et Guillaume, à table !" et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : "Je t’embrasse ma chérie" ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus… »

    « Les Garçons et Guillaume, à table ! » est l’adaptation cinématographique de la pièce de théâtre éponyme écrite par Guillaume Gallienne (pensionnaire de la Comédie Française). Il s’agit également de sa première réalisation. Il a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2013.

    Ce film retrace la vie de Guillaume Gallienne et la manière dont ce dernier est devenu acteur, en imitant sa mère : "Quand j’étais enfant, ma mère disait : « Les garçons et Guillaume ». Ce "et" m’a fait croire que pour rester unique aux yeux de cette Maman sans tendresse mais extraordinaire, pour me distinguer de cette masse anonyme qu’étaient les garçons, il ne fallait surtout pas que j’en sois un. J’ai tout fait pour être une fille, donc, et quel meilleur modèle que ma mère ?" (…) L’acteur ne se contente pas d’imiter les femmes, il les incarne. Son comportement très efféminé est la raison pour laquelle il est souvent perçu comme un homosexuel. Seulement, il est hétérosexuel, marié et père de famille. Ce film est ce qu’il appelle un "coming out inversé", une manière de se libérer : "On a fini par me coller une étiquette, dans laquelle je me suis drapé voluptueusement pendant longtemps, prenant le risque d'en explorer toutes les nuances. Jusqu'à parvenir enfin à m'en affranchir, à m'en détacher suffisamment pour avoir le recul de me raconter."

    Critiques – thèmes abordés :

    Guillaume Gallienne transpose avec brio son histoire sur grand écran dans une comédie sensible et hilarante. Corinne Renou-Nativel, La Croix

    Une comédie autobiographique dont la créativité n’a d’égale que l’intelligence. Avec, comble de l’élégance, un humour de politesse qui dissimule de réelles blessures qui, lorsqu’elles jaillissent malgré le rire, vous serrent la gorge. Marilyne Letertre, Metro

    Un film sensible, subtil et intelligent, à son image. Julien Barcilon,Télé 7 Jours

    Sur un thème bouleversant [la confusion des genres, la construction de la personnalité], le film, totalement folledingue joue constamment sur la trivialité et l’équivoque en les élevant vers une drôlerie et une élégance extrêmes. (...) Le tout est mis en scène avec une intelligence délicate. Marie-Elisabeth Rouchy et Sophie Grassin, TéléCinéObs

    Pourra intéresser les professeurs de lettres, éducation civique, philosophie

  • States of grace

    Réalisé par : Destin Cretton
    Année : 2014
    Durée : 1h36
    Avec : Brie Larson, John Gallagher Jr., Kaitlyn Dever
    Nationalité : Etats-Unis / VOST

    Prix de la meilleure interprétation féminine (Brie Larson) et Mention spéciale du jury au Festival de Locarno 2013

    Sensible et déterminée, Grace est à la tête d'un foyer pour adolescents en difficulté. Parmi les jeunes membres de son équipe, diversement expérimentés, la solidarité et le bon esprit sont de mise. Jusqu’à l’arrivée soudaine d’une fille tourmentée qui ignore les règles du centre et renvoie Grace à sa propre adolescence… pas si lointaine.

    Critiques – thèmes abordés :

    En se penchant sur l’expérience de la jeune directrice d’un centre pour ados en difficultés, le réalisateur séduit, émeut et fait sourire. Il rend chaque spectateur proche de personnages décrits avec une grande justesse. La rédaction, 20 Minutes

    Cette écriture, mêlant brillamment l'intime et la sphère publique, un montage précis, la fulgurance d'une mise en scène soignée et une interprétation magistrale font de ce "States of Grace", l'un des plus beaux films de ce printemps. La rédaction, L'Humanité

    Loin du cinéma réaliste social, le film nous fait entrer dans un univers émotionnel où tout le monde est, quotidiennement, à fleur de peau. Frédéric Strauss, Télérama

    Ce drame est un condensé d'émotions positives, malgré son sujet périlleux. Jamais d'opportunismes, de complaisance ou de pathos. On est emporté par le réalisme des situations, la fluidité de la narration et la force de l'interprétation. Stéphanie Belpêche, Le Journal du Dimanche

    Portrait sensible et empli d'humanité, “States of Grace” est un film lumineux et généreux en multiples émotions, porté par une impressionnante jeune actrice, Brie Larson. Une belle découverte.
    La critique complète est disponible sur le site Anne Bardem Les Fiches du Cinéma

    Sans négliger ses personnages, Cretton filme avec son cœur, conte avec ses tripes et réussit de fait l’impossible : transformer un sujet douloureux en feel-good movie. Mehdi Omaïs, Metro

    (...) ce petit film indépendant évite tous les clichés pour jouer la carte d'un naturalisme bienvenu. Débordant d'optimisme, de tendresse et d'émotion contenue (...). On se surprend même à se demander si on ne serait pas face à un documentaire. Et non, juste dans un petit film indépendant estampillé Sundance qui, sans en avoir l’air, atteint une vérité humaine de plus en plus rare dans le cinéma américain. Nicolas Schaller, TéléCinéObs

    Notions en LV anglais : Espaces et échanges, lieux et formes de pouvoir, idée de progrès
    Pourra également intéresser les professeurs d’éducation civique et de philosophie

  • Coeur d’encre

    Réalisé par : Iain Softley
    Année : 2009
    Durée : 1h47
    Avec : Brendan Fraser, Paul Bettany, Helen Mirren
    Nationalité : GB / Allemagne / USA

    A partir de 10 ans

    Depuis la disparition de sa mère il y a neuf ans, Meggie voyage sans cesse avec son père Mo. Celui-ci ne tient pas en place et trouve toujours un prétexte pour changer d'endroit. Mo a en effet un secret qu'il n'a jamais révélé à sa fille : il possède un extraordinaire pouvoir, celui de donner vie aux personnages des livres qu'il lit à haute voix. Il y a neuf ans, il a eu le malheur de lire Coeur d'encre, et une bande de personnages mortellement dangereux, dont le redoutable bandit Capricorne et un jongleur cracheur de feu nommé Doigt de poussière, a surgi... Plus terrifiant encore, tandis que la troupe de malfrats prenait vie, la femme de Mo a disparu dans le livre ! Mo s'est juré de ne plus jamais lire à haute voix. Et depuis, il fuit les personnages auxquels il a donné vie malgré lui, essayant de protéger le livre qui est son dernier espoir de retrouver la mère de Meggie.

    Critiques :

    (…) conte fantastique adapté du best-seller de Cornelia Funke. Coup de coeur. Viviane Pescheux, Télé 7 Jours

    Un conte de fée littéraire, plein de fantaisie (...) La rédaction, Le Figaroscope

    Coeur d'encre tisse une féerie moderne de bonne indication familiale. Bayon, Libération

    Un divertissement poétique et spectaculaire, qui ravira les petits comme les grands. Talia Soghomonian, Metro

    Ce film pour enfants divertissant repose sur un scénario original et intelligent. Stéphanie Belpêche, Le Journal du Dimanche

    Un film pour faire aimer les livres. La rédaction, Ouest France

    La plupart des effets spéciaux sont grandioses. Eithne O'Neill, Positif

  • Sur le chemin de l’école

    Réalisé par : Pascal Plisson
    Année : 2013
    Durée : 1h17
    Avec :
    Nationalité : France

    Du 02/09 au 27/10 2015

    César 2014 du Meilleur documentaire

    Ces enfants vivent aux quatre coins du globe mais partagent la même soif d’apprendre. Ils ont compris que seule l’instruction leur permettra d’améliorer leur vie, et c’est pour cela que chaque jour, dans des paysages incroyables, ils se lancent dans un périple à haut risque qui les conduira vers le savoir.
    Jackson, 11 ans, vit au Kenya et parcourt matin et soir quinze kilomètres avec sa petite sœur au milieu de la savane et des animaux sauvages…
    Zahira, 12 ans, habite dans les montagnes escarpées de l’Atlas marocain, et c’est une journée de marche exténuante qui l’attend pour rejoindre son internat avec ses deux amies...
    Samuel, 13 ans, vit en Inde et chaque jour, les quatre kilomètres qu’il doit accomplir sont une épreuve parce qu’il n’a pas l’usage de ses jambes. Ses deux jeunes frères poussent pendant plus d’une heure son fauteuil roulant bricolé jusqu’à l’école...
    C’est sur un cheval que Carlos, 11 ans, traverse les plaines de Patagonie sur plus de dix-huit kilomètres. Emmenant sa petite sœur avec lui, il accomplit cet exploit deux fois par jour, quel que soit le temps…

    Critiques

    Ce très beau documentaire démontre que l’on peut réaliser une œuvre pleine de bons sentiments sans tomber dans la mièvrerie. Exemplaire. Virgile Dumez, aVoir-aLire.com

    "Sur le chemin de l’école" (...) a suscité étonnement et admiration. France Lebreton, La Croix

    "Sur le chemin de l'école" palpite de courage, de mérite, de désir d'apprendre. On y voit des mômes magnifiques. Danielle Attali, Le Journal du Dimanche

    "Sur le chemin de l'école" (...) est un régal pour les yeux, filmé avec une richesse de cadres et de couleurs qui laisse rêveur. Non qu'il y ait là-dedans (...) une tentation esthétisante nuisible à la vérité de l'ensemble. Au contraire, c'est une affirmation profonde de la nature de ce parcours (...). Noémie Luciani, Le Monde

    (...) film épatant aux images somptueuses qui redonne goût à la vie… et à l’école. Renaud Baronian, Le Parisien

    L’idée de ce documentaire vient d’une expérience du réalisateur, Pascal Plisson, alors qu’il se trouvait là pour un autre projet en Afrique : "J'ai habité plu¬sieurs années au Kenya où je fil¬mais pour National Geographic, la BBC, Canal+, et un jour en fai¬sant un repé¬rage près du lac Magadi, je tombe sur un groupe de trois jeunes guer¬riers Massaï, qui n'avaient pas de lances, mais de petites sacoches en toile de jute. Ils cou¬raient depuis l'aube depuis une heure et demi sous une cha¬leur ter¬rible, et ils n'étaient encore qu'à la moi¬tié du che¬min, pour aller à l'école. (…) Ils m'ont expli¬qué qu'ils sou¬hai¬taient chan¬ger de vie, qu'ils ne vou¬laient plus être guer¬riers, et qu'ils vou¬laient aller à l'école. Cette ren-contre extra¬or¬di¬naire a été pour moi le déclic. Lors de mes voyages, j'ai croisé ensuite d'autres enfants, avec des petits car¬tables, sou¬vent pieds nus, fai¬sant aussi des kilo¬mètres dans la forêt, dans la savane. J'ai décidé de faire un film sur ces gamins du bout du monde qui sont prêts à tout pour aller à l'école."
    Le tournage s’est étalé de février à octobre 2012 et, pour ne pas trop interférer dans la vie de ces enfants et de leurs camarades, les membres de l'équipe de tournage ne restaient pas plus de douze jours sur place. L’équipe technique n’était composée que du réalisateur, du chef opérateur et de l’ingénieur du son ainsi que d’une petite équipe de six personnes pour la régie.
    Depuis la fin du tournage, le réalisateur n'a pas oublié son engagement et a ainsi aidé les écoles qui lui ont fait confiance, en fournissant divers fournitures scolaires et même des bibliothèques pour les élèves. Il a également continué de voir Zahira, Jackson, Carlos et Samuel : "J’ai changé Jackson d’école pour qu’il apprenne mieux. Je lui ai trouvé un parrain qui s’occupe de sa scolarité et de celle de sa soeur parce qu’il n’était pas question de les séparer (…). J’ai trouvé aussi un parrain à Samuel, qui leur construit une maison. Je le suis médicalement, on lui a trouvé un vrai fauteuil… Les besoins de Carlos et de Zahira sont différents, et nous avons travaillé avec les écoles ou les associations qui les appuient, comme Aide et Action."

  • Welcome

    Réalisé par : Philippe Lioret
    Année : 2009
    Durée : 1h50
    Avec : Vincent Lindon, Firat Ayverdi, Audrey Dana
    Nationalité : France

    Du 02/09 au 27/10 2015

    Prix LUX du parlement européen 2009 - Prix du public du COLCOA film festival de Los Angeles 2009

    Pour impressionner et reconquérir sa femme, Simon, maître nageur à la piscine de Calais, prend le risque d'aider en secret un jeune réfugié kurde qui veut traverser la Manche à la nage.
    Un certain nombre d'acteurs dans le film, sont des non professionnels, comme Firat Ayverdi (Bilal), les jeunes kurdes que Bilal rencontre à Calais, ou encore l'actrice qui interprète Mina (Derya Ayverdi).
    Des décors véridiques : Philippe Lioret, même si cela aurait coûté moins cher, ne voulait pas aller tourner en Roumanie ou en Tchéquie. Il a souhaité utiliser les vrais endroits, tels que les rue de Calais, le port trans-Manche, Blériot plage, et donner ainsi au film sa vérité.
    Critiques
    (...) [Ce] film intense et beau donne des frissons. (...) Un Lindon gêné et génial. (...)Pierre Murat, Télérama
    Welcome traite avec tact et réussite des rapports entre un maître-nageur (Lindon) et un réfugié kurde (...) Jean-Baptiste Thoret, Charlie Hebdo
    Une oeuvre juste, forte, nécessaire d'un cinéaste dont la sensibilité s'aiguise de film en film. Jean-Claude Raspiengeas, La Croix
    Philippe Lioret excelle à mêler la ligne mélodique intime des rapports humains à la rythmique heurtée du thriller social et politique. Marie-Noëlle Tranchant, Le Figaroscope
    (...) Tout, ici, sonne vrai. Jusqu'à cette séquence sur une mer démontée, d'un môme crawlant entre les tankers. Un morceau de bravoure du cinéma. Hubert Lizé, Le Parisien
    (...) Sans tomber dans le panneau de l'argumentation démonstrative, Lioret jugule astucieusement le potentiel "romanesque" du sujet, pour s'en tenir à l'exposé serré d'une situation (...).Par Gilles Renault, Libération
    Dossiers pédagogiques :
    https://www.institutfrancais.de/cinefete/.../CINEFETE11\\_Welcome-2.pdf
    www.amnesty.be/jeunes/spip.php?article1963
    www.cineforumpensottilegnano.it/wp.../Welcome\\_Dossier\\_2011.pdf
    Vous pouvez demander ces dossiers en vous adressant à elba.wentzel@ac-strasbourg.fr

  • Les Demoiselles de Rochefort

    Réalisé par : Jacques Demy, Agnès Varda
    Année : 1967
    Durée : 2h04
    Avec : Catherine Deneuve, Françoise Dorléac, Danielle Darrieux
    Nationalité : France

    Du 6/10 au 23/11/2015

    Delphine et Solange sont deux jumelles de 25 ans, ravissantes et spirituelles. Delphine, la blonde, donne des leçons de danse et Solange, la rousse, des cours de solfège. Elle vivent dans la musique comme d'autres vivent dans la lune et rêvent de rencontrer le grand amour au coin de la rue. Justement des forains arrivent en ville et fréquentent le bar que tient la mère des jumelles. Une grande foire se prépare et un marin rêveur cherche son idéal féminin...

    Il s'agit du troisième film où Françoise Dorléac partage l'affiche avec sa soeur, Catherine Deneuve, après Les Portes claquent et La Chasse à l'homme. Françoise Dorléac meurt dans un accident de voiture trois mois après la sortie du film. Les Demoiselles est son avant-dernier film.
    Danielle Darrieux est la seule comédienne non doublée pour le chant. Gene Kelly, ayant un emploi du temps trop chargé pour apprendre des chansons en français, a été doublé par un chanteur anglophone.
    La musique du film, signée Michel Legrand, avec qui Demy avait travaillé sur les fameuses BO de Lola et des Parapluies de Cherbourg, a été nommée à l'Oscar en 1969.
    Le cinéaste a fait appel à deux stars américaines de la comédie musicale : l'acteur et réalisateur Gene Kelly ainsi que George Chakiris, vu dans West Side Story.
    Film culte, film phare du cinéma français. Les jeux de l’amour et du hasard et un hymne au bonheur. L’une des meilleures comédies musicales de l’histoire du cinéma, magnifiée par la caméra de Demy, la partition de Legrand et une distribution de légende.
    Après le succès critique de Lola, oeuvre phare de la Nouvelle vague, et le triomphe mondial des Parapluies de Cherbourg, Jacques Demy disposa d’un budget confortable pour tourner ce qui devait être (et sera) l’unique réussite de comédie musicale à la française. Après les univers teintés de mélancolie de ses précédents opus, le cinéaste s’avère imprégné d’une euphorie communicative en traitant des jeux de l’amour et du hasard. Après Nantes et Cherbourg, Rochefort est ici le théâtre (magnifiquement décoré par Bernard Evein) de rencontres fortuites, coïncidences troublantes et marivaudages « superficiellement superficiels », pour reprendre une expression chère à Ophuls.
    Gérard Crespo, avoir-alire.com

  • Les Trois brigands

    Réalisé par : Hayo Freitag
    Année : 2006
    Durée : 1h19
    Avec :
    Nationalité : Allemagne

    Du 6/01 au 2/02/2016

    Film d’animation, adapté du conte de Tomi Ungerer.
    A partir de 3 ans
    Trois méchants brigands passent leur temps à détrousser les voyageurs en diligence et à détruire les attelages... Leurs forfaits commis, ils accumulent leurs butins dans une caverne retirée en haut de la montagne. Sans coeur et sans scrupule, rien ne les arrête jusqu'au jour où l'unique occupant de la diligence est Tiffany, une petite fille orpheline. Surpris, ils emmènent l'enfant dans leur repaire. "Que faites-vous de tout cet or ?" demande-t-elle. Les trois hommes ne s'étaient jamais posé la question.... Grâce à une merveilleuse alchimie, la petite fille réussit à attendrir les redoutables bandits. Leur vision sombre et violente du monde change du tout au tout, ils arrêtent les pillages, libèrent les enfants d'un orphelinat dont la directrice s'adonne à un trafic de confiseries et décident d'acheter un château pour y héberger tous les orphelins du pays. De trois redoutables méchants, ils deviennent, au contact de la petite fille, des pères de famille tendres et attentionnés!
    Le dessinateur, auteur et illustrateur, Tomi Ungerer, connu dans le monde entier, voit pour la première fois un de ses livres adaptés en long métrage. L’auteur a contribué au scénario et prête sa voix au narrateur, dans la version allemande et dans la version française.
    C'est en faisant la lecture des Trois Brigands à ses enfants que le producteur, Stephan Schesch, eut envie de l'adapter au cinéma : " Je connais et j'adore ce livre depuis mon enfance. Je l'ai déjà lu à mes propres enfants 3333 fois environ ! À chaque fois que je le lisais, mon souhait grandissait, non seulement d'adapter ce livre, mais d'en faire un film vraiment particulier.”
    Afin de restituer dans le film le style graphique du livre, il a été décidé de réaliser Les Trois Brigands comme les dessins animés classiques, en 2D : " Au moment où nous avons commencé à concevoir le projet, Disney a déclaré ne plus produire de dessins animés en 2D. Et au moment où nous finissions Les Trois Brigands, Disney a annoncé de nouveaux dessins animés en 2D...”
    Critiques :
    (...) On a rarement vu adaptation aussi réussie : tout l'univers graphique du dessinateur est présent, ainsi que l'esprit du livre(...) On est charmé par tant d'audace visuelle, émerveillé par un film d'animation capable de séduire petits et grands (...)Renaud Baronian, Le Parisien
    A cheval entre l'animation d'antan et les valeurs universelles, avec une bonne dose de dérision potache et des chansons toutes mignonnes, LES TROIS BRIGANDS s'avère LE spectacle familial de fin d'année à visiter de toute urgence. Les yeux grands ouverts. Olivier Pélisson, MCinéma.com
    Chaque plan est un joyau de couleurs et de détails attachants, scandé par une musique pimpante, d'une touche de R&B. Eithne O'Neill, Positif
    Le film est un enchantement Anne Diatkine, Elle
    Du dessin animé intelligent pour les tout-petits. Eric Loret, Libération

  • L'Âge de glace 1

    Réalisé par : Chris Wedge, Carlos Saldanha
    Année : 2001
    Durée : 1h21
    Avec :
    Nationalité : Etats-Unis

    Du 3/02 au 1/03/2016

    Film d’animation.
    A partir de 6 ans
    Vingt mille ans avant notre ère, lorsque Scrat, un rongeur obstiné, fend la banquise et déclenche un nouvel Age de Glace, une vaste cohorte de mammifères s'assemble et commence à émigrer vers le sud. Manny, un mammouth solitaire qui n'en fait qu'à sa tête, choisit d'aller vers le nord et se voit bientôt rejoint par Sid, un petit paresseux volubile en quête de protecteur. Ce dernier l'oblige bientôt à recueillir un bébé humain, Roshan, que sa mère leur a confié avant de mourir, et à ramener celui-ci à son père, chasseur nomade parti vers le nord. Sur leur chemin, les deux compères devront protéger Roshan de Diego, un tigre aux dents de sabre chargé par son chef Soto de capturer le bébé.
    Afin de pouvoir représenter correctement des animaux pour la plupart disparus depuis des siècles, l'équipe de L'âge de glace s'est tournée vers l'un des rares lieux à posséder des reliques de cette période préhistorique : le Museum d'histoire naturelle de New York, dans lequel Chris Wedge et son équipe passèrent de nombreuses heures à étudier les ossements de mammouth, à consulter des ouvrages spécialisés et des paléontologues.
    Epoque lointaine dominée par des paysages glacée, l'ère de L'Age de glace nécessitait une luminosité spécifique. Cette tâche fut confiée au logiciel Ray Tracing, spécialement conçu pour l'occasion par les techniciens des studios Blue Sky.
    Tout animé par ordinateur qu'il soit, L'Age de glace a souvent trouvé son origine dans les crayons des animateurs, qui n'hésitaient pas à recourir aux techniques les plus classiques comme le crayonné et le modelé en terre glaise, ce dernier procédé étant appliqué pour chaque personnage, avant le passage au scanner puis en 3-D.
    Critiques :
    Splendides paysages glaciaires, personnages bien campés et désopilants, humour en avalanche en alternance avec pointes dramatiques. Les petits comme les grands seront ravis du voyage. Emmanuèle Frois, Le Figaroscope
    Plus qu'une supériorité économique de l'animation par ordinateur, L'Age de glace marque la résurgence d'une forme tombée en déshérence - le cartoon -, revigorée par le 3D qui lui apporte une forme expressive et comique inédite. En cela, L'Age de glace est une indéniable réussite. Samuel Blumenfeld, Le Monde
    D'une grande beauté sur le plan visuel, L'Age de glace, jolie parabole sur l'art de vivre avec les autres avec leurs différences, est propre à faire fondre petits et grands. Alain Grasset, Le Parisien
    Parce qu'aussi les dialogues sont souvent d'une savoureuse drôlerie, et la dérision suffisamment dosée (avec, notamment, une séquence où l'on voit de stupides dodos se jeter tous dans le cratère d'un volcan) et suffisamment tirée vers le loufoque pour que les grands se dérident autant que les petits. Annie Coppermann, Les Echos
    Et heureux spectateur ! Cette plongée dans les entrailles du pôle, fraîche comme une limonade glacée avec un zest de citron, est une de ces "histoires comme ça" dont Kipling avait le secret, et qui devraient être remboursées par la Sécurité sociale. Isabelle Fajardo, Télérama
    Mauvais élève parfaitement sympathique, L'Age de glace invente la première série B de l'ère numérique. Vincent Malausa, Cahiers du Cinéma
    L'aventure sur les neiges du trio de fuyards (...) ressemble parfois aux entreprises héroïques d'Indiana Jones ou du Seigneur des Anneaux, mais sans leur emphase didactique. Lorenzo Codelli, Positif

  • Grizzly

    Réalisé par : Alastair Fothergill, Keith Scholey
    Année : 2014
    Durée : 1h18
    Avec :
    Nationalité : Etats-Unis

    Du 2/03 au 5/04/2016

    Documentaire animalier
    Une année de la vie d'une famille de grizzlys en Alaska, et leur interaction avec la faune voisine : loups, saumons, orques... Dans des paysages grandioses, on découvre la vie trépidante de ces animaux emblématiques, pour répondre à la question suivante : Comment le grizzly peut-il être, dans notre inconscient collectif, à la fois un animal féroce et le symbole de l'animal rassurant pour tous les enfants du monde ?
    Alastair Fothergill a réalisé quatre films pour le compte de Disneynature : Un jour sur terre, Félins, Chimpanzés et Grizzly. Il signe Grizzly après avoir été de 1992 à 1998 le directeur de la chaîne BBC Nature. C’est la deuxième fois que Keith Scholey et Alastair Fothergill collaborent sur le tournage d’un documentaire animalier pour Disneynature. En 2011, les deux réalisateurs ont en effet tourné Félins ensemble.
    La famille principale d'ours grizzly a été filmée au Parc National de Katmai en Alaska. Ces ours bruns se nourrissent de saumons migratoires qui arrivent en abondance dans cette région volcanique, qui, par ailleurs, a le statut de monument historique national depuis 1918.
    Afin d'obtenir tous les plans nécessaires à ce documentaire, les réalisateurs Keith Scholey et Alastair Fothergill ainsi que toute l'équipe technique ont vécu durant deux années auprès des ours.
    Durant le tournage de Grizzly, l’équipe technique a été confrontée à des températures oscillant, pour le printemps et l’été, entre 7° et 21°, à des chutes de neiges soudaines ou encore à un temps presque tropical à 26°. Le tournage a également plusieurs fois été décalé à cause de pluies diluviennes ou du brouillard.
    Comme le déclare Keith Scholey, le Katmai ne présente "aucun impact négatif lié à l’activité humaine, les ours n’ont donc pas peur des hommes". Ainsi, l’équipe technique a pu se promener au milieu des ours, manger leur sandwich à trois mètres d'eux, sans que ceux-ci ne s’arrêtent de mener leur vie. Si un ours se montrait menaçant envers un membre de l’équipe, les guides sortaient leurs vêtements de pluie pour les repousser. En effet, secouer un pantalon ciré et le faire claquer émet un son que les ours n’apprécient pas
    Afin que le public soit au plus près des grizzlys, l’équipe technique a placé les caméras près du sol, afin de filmer les animaux au plus proche de leur taille réelle. Les cadreurs ont donc passé de nombreuses heures couchés dans l’herbe pour pouvoir filmer !
    Critiques :
    Avec "Grizzly", Alastair Fothergill et Keith Scholey (...) signent un documentaire aux images à couper le souffle. Caroline Vié, 20 Minutes
    Une véritable ode à la nature, sensible et attachante, au message écologique évident mais distillé sans lourdeur, avec délicatesse et intelligence. Jean-Christian Hay, Gala
    La remarquable lisibilité de l'action et l'intelligence de la voix off (...) permettent à cette superproduction de défendre l'environnement sans perdre de vue le caractère violent de certaines luttes animales. Damien Leblanc, Première

  • Dragons 1

    Réalisé par : Chris Sanders, Dean DeBlois
    Année : 2010
    Durée : 1h33
    Avec :
    Nationalité : Etats-Unis

    Du 6/04 au 10/05/2016

    A partir de 3 ans
    Prix Persol 3D du film 3D le plus créatif à la Mostra de Venise 2010
    L'histoire d'Harold, jeune Viking peu à son aise dans sa tribu où combattre les dragons est le sport national. Sa vie va être bouleversée par sa rencontre avec un dragon qui va peu à peu amener Harold et les siens à voir le monde d'un point de vue totalement différent.
    Dragons est l'adaptation du livre "How to Train Your Dragon" de Cressida Cowell publié en 2003. Le personnage d’Astrid n'existe pas dans le livre original. Mais les scénaristes l'ont rajouté à l'intrigue afin que les jeunes spectatrices puissent s'identifier à elle.
    Dragons est le premier film d'animation de DreamWorks dont le héros est un adolescent.
    Dans le film, les dragons ne parlent pas contrairement au livre où ils communiquent grâce à leur propre langue. Les scénaristes ont très vite décidé de les rendre muets afin de souligner leur côté animal.
    Afin de créer les paysages de Dragons, l'équipe de décorateurs a suivi la côte Pacifique, du nord de l’Oregon à la Californie du Nord, en prenant de nombreuses photos, notamment de la Cannonball Beach. La décoratrice Kathy Altieri déclare à propos de ce lieu "C’est un terrain totalement volcanique, avec des plages toutes noires, hérissées de gros rochers. Les variations de couleurs sur les falaises environnantes sont d’une incroyable beauté. Elles dépassent les rêves les plus fous. C’est cet ensemble qui nous a inspiré l’habitat des dragons."
    Afin de permettre à l'équipe des effets spéciaux de recréer les effets pyrotechniques les plus réalistes possibles, la production a engagé un vétéran de l'armée afin que pendant une journée, il fasse les démonstrations «live» des multiples effets que nécessitait le film. Le superviseur des effets spéciaux décrit ces démonstrations : "Il nous a fait une démonstration complète : explosions, flammes de toutes les couleurs, bris de matériaux, etc. Nous avons filmé tout cela au ralenti, de 400 à 1000 images/seconde, et rassemblé un matériau de référence aussi précieux qu’abondant."
    Chris Sanders et Dean Deblois ont déjà travaillé ensemble sur Mulan et Lilo & Stitch (Oscar du meilleur film d’animation) en 2002.
    Critiques :
    Prouesse technique et esthétique, ce bijou d'animation en relief (...) est aussi un très beau conte initiatique. Stéphane Dreyfus, La Croix
    (...) ce long-métrage d'animation combine l'aventure et l'humour à la perfection. La bataille d'ouverture et les scènes aériennes se révèlent spectaculairement virevoltantes. Marie Sauvion, Le Parisien
    Des duels et des batailles qui secouent, tandis qu'humour et tendresse veillent pour apporter toujours ce qu'il faut de douce respiration à un voyage dépaysant. Ouest France
    Un parcours initiatique sur fond de combats spectaculaires, de dressages de dragons, avec une utilisation subtile de la 3D relief par Dreamworks. Daphné Cabaille, Le Figaroscope
    Sublimée par la 3D, cette histoire d'amitié possède toute les qualités : de l'humour, du rythme, de la tendresse, un souffle épique. Stéphanie Belpêche, Le Journal du Dimanche

  • Les aventures d'Emile à la ferme

    Réalisé par : Per Ahlin, Lasse Persson, Alicja Björk Jaworski
    Année : 2015
    Durée : 1h03
    Avec :
    Nationalité : Suède

    Du 11/05 au 28/06/2016

    Adapté du conte d’Astrid Lindgren.
    A partir de 3 ans
    Émile est un garçon de 5 ans de qui vit à la campagne avec sa petite soeur Ida, ses parents Anton et Alma. Rusé et malicieux, Émile s’amuse de tout et surtout à faire les 400 coups en jouant avec les animaux de la ferme. Même quand son père le gronde, il joue encore et fabrique en cachette de petites figurines en bois, en attendant de pouvoir vivre de nouvelles aventures.
    C’est en voyant son petit-fils cumuler bêtise sur bêtise qu’Astrid Lindgren a eu l’idée de créer Émile, un garçon de cinq ans très tumultueux. Ses aventures furent d’ailleurs traduites en 52 langues et vendues à plus de 30 millions d’exemplaires.
    Émile n’est pas le seul personnage imaginé par Astrid Lindgren, qui est également à l’origine de Fifi Brindacier, Les Frères Coeur-de-Lion et Ronya, fille de brigand. C’est aujourd'hui l’un des auteurs de livres pour enfants les plus lus dans le monde.
    En 1962. Astrid Lindgren se rend dans un ferry en destination de Stockholm et y rencontre le dessinateur Björn Berg. Après avoir vu quelques-uns de ses croquis, Lindgren est conquise et lui propose une collaboration. Elle durera plus de 30 ans et se termina en 1996, date de parution du dernier livre des aventures d’Émile.
    Critiques :
    Une belle adaptation du classique suédois, nous renvoyant aux doux souvenirs de notre enfance. Delphine Cazus, Les Fiches du Cinéma
    Trait désuet, couleurs pimpantes, rythme indolent: on pourrait se croire dans un programme pour enfants des années 1970. A réserver aux aux tout-petits. Cécile Mury, Télérama
    Si l'animation manque parfois d'élan, le petit monde que "Les Aventures d'Emile à la ferme" nous ouvre, est loin d'être dépourvu de charme. Noémie Luciani, Le Monde

  • Les Temps modernes

    Réalisé par : Charles Chaplin
    Année : 1936
    Durée : 1h23
    Avec : Charles Chaplin, Paulette Goddard, Chester Conklin…
    Nationalité : Etats-Unis

    Du 6/10 au 23/11/2015

    Charlot est ouvrier dans une gigantesque usine. Il resserre quotidiennement des boulons. Mais les machines, le travail à la chaîne le rendent malade, il abandonne son poste, recueille une orpheline et vit d'expédients. Le vagabond et la jeune fille vont s'allier pour affronter ensemble les difficultés de la vie...
    En 1931, Charles Chaplin est vivement préoccupé par les problèmes sociaux et économiques de son époque. En effet, la crise de 1929 aux Etats-Unis fait augmenter considérablement le nombre de chômeurs, et coïncide avec le développement de la mécanisation industrielle. La même année, il déclare à un journaliste "Le chômage, voilà la question essentielle. Les machines devraient faire le bien de l'humanité, au lieu de lui apporter tragédie et chômage".
    Le personnage de "Charlot", qui avait apporté la gloire à Charles Chaplin, fait dans Les Temps modernes sa dernière apparition. Une dernière rencontre unit cependant Chaplin à son mythe. En 1971, il est fait commandeur de la Légion d'honneur à la remise des prix du festival de Cannes. Pour saluer l'assistance, Chaplin adopte une dernière fois la démarche burlesque du personnage qui l'a fait universellement connaître.
    Dans Les Temps modernes, le personnage de la gamine est interprété par Paulette Goddard. Après un tour du monde de dix-huit mois en 1931-32, Charles Chaplin rencontre l'actrice Paulette Goddard, qui devait rester sa compagne dans sa vie privée jusqu'en 1940. C'est elle qui a inspiré le personnage de la gamine, alter ego de Charlot au féminin.
    Pour Les Temps modernes, Charles Chaplin compose lui-même la musique. Il avait déjà signé celle des Lumières de la ville. Cependant, il ne réussit pas à garder le chef d'orchestre Alfred Newman, excédé par le travail que demandait Chaplin concernant les arrangements de ses compositions.
    Critiques
    Le film sans doute le plus "parfait" de Charles Chaplin. Un chef d'oeuvre intemporel où ses intentions politiques et sociales se font particulièrement virulentes. Olivier Père, Les Inrockuptibles
    Il serait injuste de s'attarder sur le fait que, à côté de scène géniales, il y en a seulement d'amusantes. Dans l'ensemble, ce film est un évènement, comme l'ont été tous les films de Chaplin. Carl Theodor Dreyer, Cahiers du cinéma
    "Les temps modernes" est (…) drôle, profondément, irrésistiblement drôle. Libération

  • Selma

    Réalisé par : Ava DuVernay
    Année : 2015
    Durée : 2h08
    Avec : David Oyelowo, Tom Wilkinson, Carmen Ejogo
    Nationalité : Etats-Unis

    Du 24/11 au 31/12/2015

    Selma retrace la lutte historique du Dr Martin Luther King pour garantir le droit de vote à tous les citoyens. Une dangereuse et terrifiante campagne qui s’est achevée par une longue marche, depuis la ville de Selma jusqu’à celle de Montgomery, en Alabama, et qui a conduit le président Johnson à signer la loi sur le droit de vote en 1965.
    C'est la première fois que les événements du printemps 1965 et le rôle de Martin Luther King dans la lutte pour les droits civiques de tous sont relatés au cinéma. En effet, depuis sa mort il y a cinquante ans, aucun film sur le leader n'avait été réalisé.
    Oprah Winfrey, qui produit et tient un rôle dans Selma est très impliquée dans la transmission de cette histoire aux nouvelles générations. Ce projet lui tenait d’autant plus à coeur, qu’elle était amie depuis presque 40 ans avec Maya Angelou, écrivaine, actrice, militante et figure emblématique des droits civiques aux côtés de Martin Luther King.
    Selma offre une multitude de points de vue, comme l'explique le producteur Jeremy Kleiner : "On peut avoir plusieurs lectures de Selma : expliquer comment nos gouvernements peuvent être contraints par le peuple à prendre des décisions morales ; montrer un militantisme sans glamour avec un souci de réalisme brut ; célébrer le sens stratégique d’un mouvement luttant pour l’égalité des droits ; ou bien rappeler l’histoire de la lutte contre une doctrine bien enracinée, celle de la suprématie blanche."
    La chanson originale Glory de John Legend, qui a remporté l'Oscar de la Meilleure chanson le 22 février 2015, fait référence à la lutte pour les droits civiques des Noirs dans les années 1960. Mais elle est également très actuelle puisqu'elle évoque des événements plus récents, comme la marche de Ferguson, qui eut lieu en novembre 2014, suite à la mort d'un jeune noir dans la ville, tué par un policier.
    Critiques
    Sans didactisme pesant, "Selma" livre un récit limpide et intelligent qui accorde sa place à l'émotion. David Oyelowo campe Martin Luther King avec beaucoup d'humanité. Corinne Renou-Nativel, La Croix
    Un film pédagogique, efficace et nécessaire. Franck Nouchi, Le Monde
    Par la force du cinéma, à un demi-siècle de distance, on touche du doigt la réalité et la violence de la ségrégation. C'est la meilleure façon d'oeuvrer pour la mémoire. Julien Barcilon, Télé 7 Jours
    Ce biopic filmé par Ava DuVernay vaut surtout pour une belle brochette de comédiens investis par leurs rôles. David Oyelowo, vu récemment dans "A most violent year" de J.C. Chandor, est éblouissant dans le rôle de Martin Luther King. Caroline Vié, 20 Minutes
    (...) Ce film coup-de-poing vous fera réviser vos cours d'histoire. Closer

  • La Tête haute

    Réalisé par : Emmanuelle Bercot
    Année : 2015
    Durée : 2h00
    Avec : Catherine Deneuve, Rod Paradot, Benoît Magimel
    Nationalité : France

    Du 24/11 au 31/12/2015

    Le parcours éducatif de Malony, de six à dix-huit ans, qu’une juge des enfants et un éducateur tentent inlassablement de sauver.
    Ce film a été présenté en ouverture du Festival de Cannes 2015, hors compétition." C’est évidemment le reflet de notre volonté de voir le Festival commencer avec une oeuvre différente, forte et émouvante. Le film d’Emmanuelle Bercot dit des choses importantes sur la société d’aujourd’hui, dans la tradition d’un cinéma moderne, pleinement engagé sur les questions sociales et dont le caractère universel en fait une oeuvre idéale pour le public mondial, qui sera au rendez-vous à Cannes." Thierry Frémaux (directeur artistique de l’Institut Lumière en 1997, aux côtés de Bertrand Tavernier, à la tête de la sélection cannoise depuis 2004).
    Emmanuelle Bercot s’est directement inspirée de l’expérience de son oncle qui s’occupait d’un camp de jeunes délinquants en Bretagne, dont un jeune en particulier qui était issu d’un milieu difficile. Consciente de sa chance, une fascination intense pour ces adolescents s’est emparée d’elle. Elle a tenté de comprendre leur comportement, le refus des conventions, de l’autorité et surtout la dévotion de son oncle. Cette expérience l’a tellement marquée qu’elle a envisagé de devenir juge des enfants.
    Une citation en particulier, provenant du livre d’un juge, synthétise le coeur du film : "L’éducation est un droit fondamental. Il doit être assumé par la famille et si elle n’y parvient pas, il revient à la société de l’assumer…". C’est au cours d’une de ses lectures qu’Emmanuelle Bercot est tombée dessus, alors qu’elle effectuait un travail de recherches approfondies. La phrase résume parfaitement le travail qui est fait pour ces mineurs écartés du système et la lutte pour l’éducation.
    Critiques :
    Aussi tendu, exacerbé et poignant que "Mommy" de Xavier Dolan, aussi réaliste et percutant que "Polisse" de Maïwenn, "La tête haute" est à la fois un coup de poing et un coup de coeur. Alain Spira, Paris Match
    Emmanuelle Bercot signe un drame puissant et bouleversant. (...) Catherine Deneuve Benoit Magimel et Sarah Forestier sont admirables, mais c'est la performance du novice Rod Paradot (en CAP de menuiserie) qui crève l'écran. Julien Barcilon, Télé 7 Jours
    En donnant à "La Tête Haute" une dimension sentimentale inattendue, Emmanuelle Bercot atténue la rudesse de son récit sans en amoindrir la portée dramatique. L'issue apaisante qu'elle propose - peut être un peu trop belle, hélas, mais rêvons avec elle - résonne comme un refus de tous les déterminismes. Arnaud Schwartz, La Croix
    C'est vrai, Bercot ne finasse pas : elle empoigne ! Ce qui l'entraîne parfois dans la surenchère et lui fait frôler le cliché. (...) Mais il serait dommage de ne retenir du film que ces débordements. Car ce qui frappe avant tout, et a contrario, c'est l'impeccable justesse de la mise en scène. Et sa délicatesse. Ariane Allard, Positif
    Un acteur est né. Une grande dame du cinéma aussi. Sandra Benedetti, Studio Ciné Live

  • Phoenix

    Réalisé par : Christian Petzold
    Année : 2015
    Durée : 1h38
    Avec : Nina Hoss, Ronald Zehrfeld, Nina Kunzendorf
    Nationalité : Allemagne

    Du 6/01 au 2/02/2016

    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Nelly, une survivante de l'Holocauste revient chez elle sous une nouvelle identité. Elle découvre que son mari l'a trahie...
    Le réalisateur Christian Petzold retrouve avec Phoenix l’équipe de son précédent film Barbara. En plus de la comédienne Nina Hoss, le cinéaste collabore une nouvelle fois avec le scénariste Harun Farocki et avec le chef opérateur Hans Fromm.
    Christian Petzold s’est librement inspiré du roman Le Retour des Cendres de l’écrivain français Hubert Monteilhet. Le roman met également en scène une jeune femme qui revient de camp de concentration et tente de reconstruire sa vie. L’autre livre qui a inspiré Christian Petzold pour réaliser Phoenix est un texte d’Alexander Kluge intitulé Une Expérience d’amour. Il s’agit du récit d’une expérience menée par les nazis qui consistait à stériliser une femme juive avec des rayons. Les nazis placent ensuite la femme avec son amant dans une pièce et attendent qu’ils fassent l’amour pour vérifier par la suite qu’elle est bien stérile. Cependant, les amants refusent de se toucher et sont exécutés. Christian Petzold était fasciné par cette insoumission et par le fait que cet échec des nazis est en réalité une victoire de l’amour.
    Au début du film, des soldats américains demandent brutalement au personnage de Nina Hoss d’enlever les bandages qu'elle a sur le visage. En effet, les recherches qu’a effectuées le réalisateur lui ont fait découvrir qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux nazis se faisaient passer pour des blessés pour pouvoir fuir le pays et ainsi échapper aux Américains.
    Speak Low, la chanson principale du film qui revient à plusieurs reprises, est une interprétation de Kurt Weill de 1943. Elle provient de la comédie musicale One Touch of Venus avec Ava Gardner. Le réalisateur Christian Petzold l’a choisie car c’était "l’histoire d’un Pygmalion qui veut épouser une femme. C’était la chanson parfaite", précise-t-il.
    Critiques :
    Petzold reforme le couple de Barbara pour un "Vertigo" après Auschwitz en donnant le rôle moteur au personnage féminin. Brillant et mieux encore. Claude Rieffel, aVoir-aLire.com
    Christian Petzold s’attaque avec finesse à un sujet des plus délicats : le retour à Berlin d’une déportée d’Auschwitz. Eva Markovits, Critikat.com
    Avec "Phoenix" [Christian Petzold] accomplit un nouveau coup de maître, d'autant plus magistral qu'il est l'un des très rares films allemands à montrer les conséquences immédiates de l'Holocauste. Eithne O'Neill, Positif
    Christian Petzold renoue avec son thème de prédilection – la lutte d’une femme pour sa renaissance – pour un résultat aussi sombre que troublant. Marie Soyeux, La Croix
    Un thriller glaçant, hitchcockien, où, à travers les mensonges, passe une recherche d’identité pour renaître après l’holocauste. Le Dauphiné Libéré
    Un mélodrame puissant, poignant, dérangeant, où il est question d'amour fou, d'identité perdue, de trahison, mais aussi quelque part d'espoir. Alain Grasset, Le Parisien
    Le réalisateur met en scène cette renaissance comme un récit surnaturel, à la manière de Jacques Tourneur, entre angoisse et mélancolie. Samuel Douhaire, Télérama

  • Le Livre de la jungle

    Réalisé par : Wolfgang Reitherman
    Année : 1967
    Durée : 1h18
    Avec :
    Nationalité : Etats-Unis

    Du 24/11 au 31/12/2015

    Film d’animation
    A partir de 3 ans
    La panthère Baghéera découvre dans la jungle un jeune enfant abandonné. Elle décide de le confier à une famille de loups qui l'éleve comme un louveteau. Alors que Mowgli a dix ans, le tigre Shere Kahn approche du territoire des loups. Pour éviter à l'enfant une fin inévitable, les loups l'éloignent et décident de le confier aux hommes d'un village proche. C'est Baghéera qui le conduit. Pendant leur voyage, ils feront de nombreuses rencontres, parfois redoutables.
    Le Livre de la Jungle, adapté du fameux roman de Rudyard Kipling, prix Nobel de littérature 1907, est également le film testament de Walt Disney. Il s'agit, en effet, du dernier long-métrage d'animation auquel il a participé activement. Plus que tout autre opus de son vivant, il s'agit ici et avant tout d'un film de personnages. Mowgli, Baloo, Bagheera, King Louie sont en effet tous rentrés dans l'inconscient collectif des spectateurs depuis des générations tandis que l’une des musiques les plus jazzy du répertoire Disney a elle aussi trouvé sa place dans le coeur du public.
    Critiques :
    Une explosion de couleurs pour un spectacle familial magnifique. Un rêve sur pellicule. Avoir-alire.com
    Le Livre de la jungle est une ode bucolique et écolo aux plaisirs simples de la vie. C'est aussi un magnifique voyage initiatique pour le jeune Mowgli, élevé par les loups, qui ne veut pas rejoindre le monde des hommes... à moins qu'une jeune fille ne lui fasse de l'oeil... Très librement adapté du livre de Rudyard Kipling, le film est un chef-d’oeuvre d'animation, une comédie musicale a la partition exemplaire : le trompettiste Louis Prima prête sa voix au roi des orangs-outans pour un morceau de jazz-rock endiablé (I wanna be like you) et les chevelus Beatles ont servi de modèles pour les quatre vautours chamailleurs, même s'ils ne les ont finalement pas doublés eux-mêmes (That's what friends are for). « Un peu d'eau fraîche et de verdure/Que nous prodigue la nature/Quelques rayons de miel et de soleil [...]/Prenez la vie du bon côté/Riez, sautez, dansez, chantez... », le credo de Baloo, l'ours débonnaire, véritable hymne hippie, traverse les décennies pour gagner aujourd'hui les descendants de la génération Flower Power. Anne Dessuant, Télérama

  • Le Kid

    Réalisé par : Charles Chaplin
    Année : 1921
    Durée : 0h50
    Avec : Charles Chaplin, Jackie Coogan, Edna Purviance
    Nationalité : Etats-Unis

    Du 24/11 au 31/12/2015

    A partir de 3 ans
    Un pauvre vitrier recueille un enfant abandonné par sa mère victime d'un séducteur. L'enfant casse des carreaux pour aider son père adoptif, qui l'arrache à des dames patronnesses, puis le rend à sa mère, devenue riche.
    Nombreux sont les admirateurs de Chaplin qui considèrent "The Kid" comme son film le plus personnel et le plus achevé.
    Il semble pourtant qu'il ait vu le jour dans un contexte de tourments affectifs intenses dans la vie privée de son auteur. En octobre 1918, Chaplin s'était fourvoyé dans un mariage précipité avec une jeune actrice de 17 ans, Mildred Harris. Mildred tomba enceinte et donna naissance à un petit garçon mal formé qui mourut à peine âgé de trois jours. À l'évidence, Chaplin vécut cette perte comme un profond traumatisme. Mais les réactions d'une âme d'artiste sont imprévisibles. Dix jours seulement après l'enterrement de son propre fils, Chaplin faisait passer des auditions à des enfants dans son studio. Par hasard, il se rendit alors dans un cabaret où se produisait un danseur prodige. À la fin de son numéro, le danseur fit monter sur scène son fils de quatre ans, un ravissant et pétillant petit garçon du nom de Jackie Coogan…
    Jamais l'inspiration ne sembla lui manquer tout au long du tournage, qui s'étendit sur une période de presque neuf mois. "The Kid" est peut-être dans l'oeuvre de Chaplin le mariage le plus réussi entre la comédie et la grande émotion. Chaplin n'a jamais paru aussi obstiné dans sa quête caractéristique de la perfection que lors de la réalisation du Kid.
    http://www.charliechaplin.com/en/biography/articles/69-Le-Kid (site officiel Chaplin)
    Critiques :
    Admirable et poignant. Jean Rochereau, La Croix, 1974
    Le génie du gag, de l'interprétation, de la direction d'acteurs. Albert Cervoni, L'Humanité, 1974
    [Un film] magnifique. Hubert Niogret, Positif, juillet 2000
    (…) l'histoire du Kid, c'est un peu celle de Chaplin enfant. Seuls les gags, innombrables, viennent enjoliver cette trame réaliste et sordide. Claude-Marie Tremois, Télérama, 1974

  • La Loi du Marché

    Réalisé par : Stéphane Brizé
    Année : 2015
    Durée : 1h33
    Avec : Vincent Lindon, Yves Ory, Karine De Mirbeck
    Nationalité : France

    Du 3/02 au 1/03/2016

    Prix d'interprétation masculine pour Vincent Lindon au Festival de Cannes 2015 À 51 ans, après 20 mois de chômage, Thierry commence un nouveau travail qui le met bientôt face à un dilemme moral. Pour garder son emploi, peut-il tout accepter ?
    Stéphane Brizé a donné quelques indications sur la manière dont il est venu à travailler sur La Loi du Marché : "Mes films ont toujours traité de l’intime mais sans mettre en écho l’homme et son environnement social. L’étape suivante était d’observer la brutalité des mécanismes et des échanges qui régissent notre monde en confrontant l’humanité d’un individu en situation de précarité à la violence de notre société. Thierry est la conséquence mécanique de l’enrichissement de quelques actionnaires invisibles. Il est un visage sur les chiffres du chômage que l’on entend tous les jours aux informations. C’est parfois juste une brève de deux lignes mais cela cache des drames absolus. Il ne s’agissait pas par contre de s’égarer dans le misérabilisme. Thierry est un homme normal dans une situation brutale", explique le réalisateur.
    Il s'agit de son 6e long métrage, après notamment Quelques heures de printemps, Mademoiselle Chambon, Entre adultes, Je ne suis pas là pour être aimé et Le Bleu des villes. Par souci de réalisme, Stéphane Rizé a choisi de s’entourer d’un chef opérateur n’ayant jamais travaillé sur des fictions.
    Le film a la particularité d'être tourné principalement avec des acteurs non professionnels. Coralie Amédéo, la directrice de casting, a cherché en tout premier des personnes qui occupaient la fonction du film dans la vie. Les employés de supermarchés que l'on voit à l'écran sont donc authentiques. Un tel choix a impacté le jeu de Vincent Lindon, mais dans le bon sens du terme.
    Avant de tourner, aucun acteur (professionnel ou pas) n'a pu lire intégralement le scénario. Chaque jour, les comédiens découvraient les situations qu'ils allaient devoir jouer : une méthode qui avait certainement pour but de jouer sur leurs émotions brutes.
    Critiques :
    Stéphane Brizé a réalisé un film à nul autre pareil, moderne, puissant, engagé (...). Pour dire la vie telle qu’elle est, il n’y a que le cinéma, ce cinéma-là plus encore que les autres, quand un Brizé, un Lindon, des inconnus inoubliables s’en emparent. Pascal Mérigeau, Le Nouvel Observateur
    Pourtant on le connaît. C'est Vincent Lindon. Toujours excellent. Mais là, dans ce film, "La Loi du marché", le troisième en osmose avec Stéphane Brizé, c'est soudain autre chose. Un choc. Immédiat. Danièle Heymann, Marianne
    Peu de films s'appuient aussi adroitement sur des principes formels clairs pour proposer à notre connaissance des circonstances et des personnages aussi bien peints et aussi émouvants, des vérités aussi vigoureuses : le refus de désespérer dans une situation désespérée. Alain Masson, Positif
    Au croisement de la fiction et du documentaire, le film tient de la charge sociale et politique, et a aussi un coeur qui bat, énorme. (...). Saisissant. Danielle Attali, Le Journal du Dimanche
    Brizé traque le romanesque derrière les situations les plus banales qui soient, faisant à la fois de Thierry un héros du quotidien et le miroir d’une société gangrenée par le chômage de masse et l’individualisme galopant. Christophe Narbonne, Première

  • Timbuktu

    Réalisé par : Abderrahmane Sissako
    Année : 2014
    Durée : 1h37
    Avec : Ibrahim Ahmed dit Pino, Toulou Kiki, Abel Jafri
    Nationalité : France, Mauritanie

    Du 6/04 au 10/05/2016

    Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
    Non loin de Tombouctou tombée sous le joug des extrémistes religieux, Kidane mène une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger âgé de 12 ans. En ville, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djihadistes qui ont pris en otage leur foi. Fini la musique et les rires, les cigarettes et même le football… Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité. Des tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques. Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou le pêcheur qui s'en est pris à GPS, sa vache préférée. Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs…
    Prix du Jury OEcuménique et Prix François Chalais au Festival de Cannes 2014
    César du Meilleur film français de l'année, Meilleur réalisateur, Meilleur scénario original, Meilleure photographie, Meilleur son Meilleur montage, Meilleure musique…
    Si Timbuktu est une fiction, l’inspiration du réalisateur, Abderrahmane Sissako, vient de faits réels. En juillet 2012, dans la petite ville d’Aguelhok au Mali, un couple d’une trentaine d’années est placé dans deux trous creusés dans le sol en place publique, puis lapidé. Dans ce village contrôlé par des hommes, leur unique faute a été d’avoir eu des enfants hors mariage. Ce n'est pas tout, puisque l'histoire de l'homme qui est racontée dans le film, est inspirée de l'exécution d'un Touareg sur la Place de Tombouctou. Le film, qui est sensé se situer à Tombouctou, a été tourné près de la frontière malienne, à l’extrême Est de la Mauritanie, dans un village hautement sécurisé. Avant le début du tournage, le réalisateur Abderrahmane Sissako avait effectué des repérages dans la ville de Tombouctou, mais entre-temps un attentat-suicide s'est produit sur la place principale. Le lieu étant devenu trop dangereux, le cinéaste a préféré déplacer le tournage en Mauritanie, dans la ville d’Oualata. L'équipe technique et les acteurs étaient protégés par l'armée mauritanienne.
    Le personnage de Zabou dans Timbuktu existe dans la réalité. Cette ancienne danseuse du crazy-horse possède des droits que les autres femmes n'ont pas. Le réalisateur précise : "Elle s’habille comme dans le film, elle a toujours un coq sur l’épaule et elle parle très bien français. Quand les djihadistes étaient à Gao, c’était la seule qui pouvait marcher sans se couvrir la tête, la seule qui pouvait chanter, danser, fumer, et leur dire qu’ils étaient « des connards ». Autrement dit : l’interdit est permis quand la personne est folle."
    Critiques :
    "Timbuktu" (...), magnifique poème africain contre l'extrémisme religieux. Caroline Vié, 20 Minutes
    "Timbuktu" rend grâce aux femmes, intrépides et premières victimes des salafistes, en appelle au courage et à la course à la vie. Philippe Lagouche, La Voix du Nord
    "Timbuktu" est un chef-d’oeuvre qui palpite d’émotion, fait vibrer notre colère et suscite notre admiration. Danièle Attali, Le Journal du Dimanche
    Déchirante force de ce cinéma, qui tient dans sa fragilité. Terrassante beauté de ce cinéma, qui tient dans sa précarité. Il en va ainsi de Timbuktu, qui ajoute à une exceptionnelle qualité artistique les résonances funestes de l'actualité. Jacques Mandelbaum, Le Monde
    «Timbuktu», solaire et bouleversant, suscite en nous des émotions nées de la révolte face à la barbarie, mais aussi de l'humour et de la vie, intacte, frémissante, des hommes, des femmes et des enfants filmés par Sissako. Valérie Marin La Heslée, Le Point
    Oui, "Timbuktu" (...) n'est ni plus ni moins qu'un chef-d'oeuvre. Pierre Vavasseur, Le Parisien

  • Gran Torino

    Réalisé par : Clint Eastwood
    Année : 2009
    Durée : 1h51
    Avec : Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her
    Nationalité : Etats-Unis

    Du 11/05 au 28/06/2016

    Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée, un homme inflexible, amer et pétri de préjugés surannés. Après des années de travail à la chaîne, il vit replié sur lui-même, occupant ses journées à bricoler, traînasser et siroter des bières. Avant de mourir, sa femme exprime le voeu qu'il aille à confesse, mais Walt n'a rien à avouer, ni personne à qui parler. Hormis sa chienne Daisy, il ne fait confiance qu'à son M-1, toujours propre, toujours prêt à l'usage. Ses anciens voisins ont déménagé ou sont morts depuis longtemps. Son quartier est aujourd'hui peuplé d'immigrants asiatiques qu'il méprise, et Walt ressasse ses haines, innombrables - à l'encontre de ses voisins, des ados Hmong, latinos et afro-américains "qui croient faire la loi", de ses propres enfants, devenus pour lui des étrangers. Walt tue le temps comme il peut, en attendant le grand départ, jusqu'au jour où un ado Hmong du quartier tente de lui voler sa précieuse Ford Gran Torino...
    César 2010 du Meilleur film étranger - C'est la troisième fois que Clint Eastwood voit l'un de ses films récompensé par le César du Meilleur Film Etranger en France. Il avait déjà reçu cet honneur pour Mystic River en 2004 et pour Million Dollar Baby en 2006. Le réalisateur s'est également vu remettre un César d'Honneur en hommage à l'ensemble de sa carrière de cinéaste en 1998. Le jour de la sortie de Gran Torino en France, Clint Eastwood a reçu au Festival de Cannes, à l'âge de 78 ans, une Palme d'or pour toute son oeuvre.
    Gran Torino est le premier scénario de Nick Schenk. Originaire du Minnesota, il a travaillé longtemps dans des usines au milieu de nombreux ouvriers hmong. Les expériences personnelles et les gens qu'il a connus l'ont beaucoup inspiré pour le scripte. A l'origine, l'histoire se déroulait à Minneapolis. Mais Clint Eastwood a décidé que la capitale de l'automobile, Detroit, était un choix plus conforme au passé ouvrier de Walt.
    Gran Torino est le premier film de cinéma américain à traiter des Hmong, peuple d'Asie, originaire des régions montagneuses (Laos, le Vietnam,Thaïlande…). Les Hmong ont une identité culturelle à part entière, avec leur propre religion, leur propre langue. Clint Eastwood a voulu que le portrait des Hmong soit le plus authentique possible dans Gran Torino, c'est pourquoi il a fait passer des castings uniquement à des non professionnels Hmong pour les rôles du film. Doua Moua qui interprète Spider, le cousin de Thao, est le seul acteur Hmong dans Gran Torino à avoir suivi une formation théâtrale.
    La voiture « Gran Torino », à l'origine du titre, est celle utilisée dans les années 1970 pour la série Starsky et Hutch.
    Critiques :
    C'est un film exceptionnel, l'un des meilleurs de son auteur (...) Eastwood fait preuve d'une audace formelle et d'une incroyable liberté de ton, passant de la tragédie (...) à la cocasserie (...) avec la même élégance (...) Gran Torino relève tout simplement du miracle. Jean-Baptiste Thoret, Charlie Hebdo
    Sans conteste une pièce majeure dans l'oeuvre du cinéaste. Jean-Philippe Tessé, Chronic'art.com
    Un Clint Eastwood au sommet de sa magnificence. Françoise Delbecq, Elle
    Passionnant, humaniste, drôle mais aussi déchirant (...).Marie Sauvion, Le Parisien
    Gran Torino (...) confirme la sidérante fécondité de Clint Eastwood, qui aligne les oeuvres majeures, depuis plusieurs années, avec une aisance confondante. Franck Kaush, Positif
    (...) la mise en scène d'Eastwood n'a probablement jamais paru si libre qu'ici, capable d'articuler sa puissance classique (...) à la mise en place d'un espace mental d'une extraordinaire complexité. (...)Vincent Malausa, Cahiers du Cinéma
    Un grand moment de cinéma, un requiem dont on ressort la gorge serrée. Julien Barcilon, Télé 7 Jours

  • Film de la quinzaine espagnole

    Réalisé par :
    Année :
    Durée :
    Avec :
    Nationalité :

    Du 16/03 au 10/05 2015
    Voir la programmation de la quinzaine espagnole et latino-américaine

    Titres des films sélectionnés :

    Allende mon grand-père (Allende mi abuelo Allende)
    de Marcia Tambutti Allende

    Le Bouton de nacre (El botón de nácar)
    de Patricio Guzmán

    El Clan
    de Pablo Trapero

    L’Etreinte du serpent (El abrazo de la serpiente)
    de Ciro Guerra

    Refugiado
    de Diego Lerman

    Cañada Morrison (Ciencias Naturales)
    de Matias Lucchesi

    Gente de bien
    de Franco Lolli

    La Isla minima
    d’Alberto Rodríguez

    Paco de Lucía, légende du flamenco (Paco de Lucía: La Búsqueda)
    de Curro Sánchez

    10.000 km
    de Carlos Marques-Marcet

    Anina
    d’Alfredo Soderguit

    Le Médecin de famille (Ex-Wakolda)
    de Lucia Puenzo

    Maman a cent ans (Mamá Cumple 100 años)
    de Carlos Saura

    Anna et les loups (Ana y los lobos)
    de Carlos Saura

    Lien vers le site de l'académie de Strasbourg :
    http://www.ac-strasbourg.fr/pedagogie/langues/ressources-pedagogiques/espagnol/actualites/

  • Le petit dinosaure et la vallée des merveilles

    Réalisé par : Don Bluth
    Année : 1989
    Durée : 68
    Avec :
    Nationalité : USA

  • Le Petit prince

    Réalisé par : Marc Osborne
    Année : 2015
    Durée : 107
    Avec :
    Nationalité : France

  • Les merveilleux contes de la neige

    Réalisé par : Hilary Audus
    Année : 2014
    Durée : 50
    Avec :
    Nationalité : UK

  • Ma vie de courgette

    Réalisé par : Claude Barras
    Année : 2016
    Durée : 66
    Avec :
    Nationalité : Suisse-France

  • Le garçon et le monde

    Réalisé par : Alê Abreu
    Année : 2014
    Durée : 82
    Avec :
    Nationalité : Brésil

  • Le garçon et le monde

    Réalisé par : Alê Abreu
    Année : 2014
    Durée : 82
    Avec :
    Nationalité : Brésil

  • Iqbal, l’enfant qui n’avait pas peur

    Réalisé par : Fuzellier et Payami
    Année : 2016
    Durée : 87
    Avec :
    Nationalité : France-Italie

  • Hibou

    Réalisé par : Ramzy Bédia
    Année : 2016
    Durée : 83
    Avec :
    Nationalité : France

  • Persepolis

    Réalisé par : Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud
    Année : 2007
    Durée : 95
    Avec :
    Nationalité : France-USA

  • Le labyrinthe du silence

    Réalisé par : Giulio Ricciarelli
    Année : 2015
    Durée :
    Avec :
    Nationalité : Allemagne

  • Les Suffragettes

    Réalisé par : Sarah Gavron
    Année : 2015
    Durée : 107
    Avec :
    Nationalité : UK

  • Chala, une enfance cubaine

    Réalisé par : Ernesto Daranas
    Année : 2016
    Durée : 108
    Avec :
    Nationalité : Cuba

  • Lore

    Réalisé par : Kate Shortland
    Année : 2013
    Durée : 108
    Avec :
    Nationalité : GB-Australie-Allemagne

  • L’histoire officielle

    Réalisé par : Luis Puenzo
    Année : 1985
    Durée : 112
    Avec :
    Nationalité : Argentine

  • Les sentiers de la gloire

    Réalisé par : Stanley Kubrick
    Année : 1975
    Durée : 88
    Avec :
    Nationalité : UK

  • Fatima

    Réalisé par : Philippe Faucon
    Année : 2015
    Durée : 79
    Avec :
    Nationalité : France

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Dernière mise à jour : 14.05.2013 | Prochaine mise à jour : 04.06.2013 | Contact : Odyssée
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