maximios Author
Published: July 20, 2022
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Etape du jour : Saint-Gaudens – Peyragudes (129,7 kilomètres)

Ça piquera aux mollets, mercredi, lors du 17e étape entre Saint-Gaudens et Peyragudes, premier des deux grands rendez-vous du Tour avec les Pyrénées. Si, la veille, le Mur de Péguère était une belle mise en jambe, que dire du menu du jour ? Une courte étape, de seulement 129,7 kilomètres, à travers les routes de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées. Mais une étape qui s’annonce très nerveuse avec au programme, dans les 76 derniers kilomètres de la course, quatre dénivelés et 4.000 mètres de dénivelé.

Dans l’ordre, le Col d’Aspin (1 Catégorie ; 12 kilomètres à 6,5%), une classique de la Grande Boucle (74 passages), suivie de la Hourquette d’Ancizan (2e Catégorie ; 8,2 kilomètres à 5,1%), assez roulant, du Col de Val-Louron-Azet (1 Catégorie ; 10,7 kilomètres à 6,8%) et l’ascension finale vers l’altiport de Peyragudes (1 Catégorie ; 8 kilomètres à 7,8%) où le maillot jaune Jonas Vingaard et son dauphin au classement, Tadej Pogacar, pourront s’affronter dans les tout derniers kilomètres. Et dire que, le lendemain, ils remettent ça, encore plus raides…

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Les prédictions

LA RAISON

Et s’il tuait tout suspense sur ce Tour, vingt-quatre heures plus tôt que prévu ? Alors que tout le monde attend la grande explication avec Tadej Pogacar, jeudi, dans l’ascension du Hautacam, Jonas Vingegaard placer une attaque franche dans le dernier kilomètre, 16% de la montée, après un gros travail de Wout van Aert, le bricoleur du Jumbo-Visma, au pied de Peyragudes. Résultat : le Slovène est distancé dans les derniers hectomètres et repoussé au classement général. Le lendemain, le Danois n’a qu’à coller “Pogi” aux Basques pour s’assurer la victoire finale.

LE CŒUR

Mal récompensé de ses efforts jusqu’ici, Romain Bardet s’échappe dans la descente d’Azet, très raide et technique, avec le Britannique Thomas Pidcock, qui excelle dans l’exercice. Les deux hommes attaquent la montée de Peyragudes avec une grosse minute d’avance sur le groupe maillot jaune. L’Auvergnat lâche son compagnon d’échappée pour décrocher la première victoire française sur ce Tour sur l’altiport de la station. Un succès qui le place à la deuxième place du général et qui entretient l’espoir d’un premier triomphe tricolore sur les Champs depuis Bernard Hinault en 1985.

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Le déclaré

« Il ne nous est jamais arrivé de terminer un Tour de France à trois. C’est un triste Tour pour nous.”

Vincent Lavenu, le manager de l’équipe AG2R, était un peu déçu mardi matin au départ de la 16e scène, à Carcassonne. Deux de ses coureurs, les Français Mikaël Cherel et Aurélien Paret-Peintre, diagnostiqués positifs au Covid-19, ont été contraints de quitter le Tour de France. Leur forfait est venu s’ajouter aux abandons de l’Australien Ben O’Connor, blessé, et du Belge Oliver Naesen, malade, ainsi qu’au départ du Français Geoffrey Bouchard le 9 juillet, également reconnu positif.

“Heureusement Bob Jungels nous a fait gagner une très belle étape [à Châtel, en Haute-Savoie]. C’est la satisfaction de ce Tour 2022 »a choisi de philosopher Vincent Lavenu, tout en ajoutant que“Il nous reste encore quelques jours pour nous battre”. Les trois rescapés, le Luxembourgeois Bob Jungels, le Français Benoît Cosnefroy et le Belge Stan Dewulf savent ce qu’ils ont à faire.

Détour du Tour

Le peloton, submergé par la forte chaleur de ces derniers jours, pourrait y faire trempette. Mais les eaux cristallines du lac de Payolle, que l’on peut découvrir au kilomètre 73,1 de ce 17e L’étape, entre le Col d’Aspin et la Hourquette d’Ancizan, ne pouvait être qu’une tentation tant la course s’annonce nerveuse. Passer si près d’un petit paradis, sans pouvoir y goûter : torture pour des hommes qui ont déjà parcouru plus de 2 700 kilomètres depuis Copenhague.

Les adeptes du Tour pouvaient trouver la détente dans ce coin de verdure perché à 1 139 mètres d’altitude, surnommé « Petit Canada », avec les sommets des Pyrénées en toile de fond. Le Britannique Steve Cummings avait, sur les rives du lac de Payolle, signé l’une des plus belles victoires de sa carrière en remportant la 7e étape du Tour 2016, un an après avoir martyrisé les Français Romain Bardet et Thibaut Pinot sur l’aérodrome de Mende.

Dans le rétro

Située à proximité des Pyrénées, Saint-Gaudens a déjà été quatorze fois ville départ du Tour. Le 14 juillet 1970, le peloton s’élance de la sous-préfecture de la Haute-Garonne, direction La Mongie. Bernard Thévenet découvre l’événementiel à 22 ans. Le pilote du team Peugeot a déjà montré quelques qualités en montée, mais il est déjà très content lors de ce 18e étape pour suivre les Merckx, Van Impe et Zoetemelk dans la montée finale, surtout après sa chute plus tôt dans la journée.

Mais un homme vient lui chuchoter quelques mots à l’oreille. C’est Robert Chapatte. Licencié de l’ORTF après la grève de 1968, l’ex-cycliste commente la course moto depuis Europe 1. Chapatte lance le jeune Thévenet à l’assaut : “Regarde, ils sont tous cuits, attaque, tu vas gagner l’étape !” » Le Français court – “pour moi, c’était Chapatte quand même” – et va cueillir sa première victoire d’étape. Cinq ans plus tard, le journaliste retrouve le micro d’Antenne 2 et commente le premier Tour remporté par Thévenet (qui sera suivi d’un second en 1977).

Le chariot balai

Il faisait chaud sur le parcours du Tour ce mardi, mais pas seulement sur la route. A Foix, le centre de presse a pris des allures de sauna sous le toit du club de tennis local. Corps moites, paumes moites et ordinateurs surchauffés. Après un déjeuner dont nous avons vanté la qualité et la générosité dans l’émission en direct (magnifique cuisson au barbecue de l’épaule d’agneau), quelques collègues un peu rassasiés et submergés par la chaleur ont déplacé tables et téléviseurs pour organiser une sorte de « contre-jour » à l’extérieur du hangar.

L’occasion de suivre la grande victoire d’Hugo Houle presque frais ou de souffrir avec Romain Bardet, le tout avec la rivière Ariège en contrebas. Certains se sont même laissés tenter par un petit bain de pieds. Foix remporte haut la main le guidon le titre de l’étape la plus bucolique de ce Tour de 2022. Promis, on revient très vite.

Meilleur co-working en Ariège.

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Aude Lasjaunias(envoyé spécial sur les routes pyrénéennes du Tour), Nicolas Lepeltier et alexandre pedro(envoyé spécial sur les routes pyrénéennes du Tour)

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