maximios Author
Published: July 19, 2022
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Bénévoles ou professionnels

Il existe différents statuts, des militaires en région parisienne et à Marseille aux sapeurs-pompiers rattachés au ministère de l’Intérieur. L’essentiel de l’effectif est composé de sapeurs-pompiers volontaires,…

Bénévoles ou professionnels

Il existe différents statuts, des militaires en région parisienne et à Marseille aux sapeurs-pompiers rattachés au ministère de l’Intérieur. L’essentiel de l’effectif est composé de sapeurs-pompiers volontaires, en très grande majorité, et de professionnels. Ces derniers en ont fait leur métier et, embauchés par le Service Départemental d’Incendie et de Secours, sont des agents du service public territorial.

“Les premiers sont des citoyens pour qui il s’agit d’une activité dite bénévole en parallèle de leur travail, mais pour laquelle ils sont rémunérés”, s’interroge Charles Cosse, chargé de communication pour le syndicat Unsa Sdis33. « La Gironde compte 1 878 professionnels et 3 603 bénévoles. La répartition est plutôt équilibrée et s’explique par le niveau de risque. »

Rémunération et indemnité

“Il faut faire attention aux mots”, prévient Charles Cosse. « On parle d’une rémunération pour un sapeur-pompier volontaire, qui varie selon le grade et le créneau horaire entre 8,08 € et 12,15 € de l’heure. Se pose alors la question de l’astreinte. Disponible, en alerte, le bénévole est cependant contraint dans son emploi du temps. Certains souhaiteraient donc voir appliquer la directive européenne sur le temps de travail, en s’appuyant sur la Jurisprudence Matzak rendu par la Cour de justice de l’Union européenne en 2008.

Le sapeur-pompier professionnel, selon son grade, sa situation personnelle et surtout son ancienneté peut espérer entre 1 400 et 4 500 euros nets mensuels. Cela comprend le salaire indiciaire, une allocation de résidence, un supplément familial, une augmentation des responsabilités et une ou deux autres spécialités dites. Il y a aussi « la prime de feu très mal nommée que tout le monde reçoit. Elle est la seule contributrice.

Tours de garde

Le pompier volontaire n’est pas lié par un contrat. Il est appelé selon sa disponibilité. Tout cela est géré au niveau local du centre de secours.

Le professionnel, comme tous les agents de la fonction publique territoriale, doit travailler au maximum 1 607 heures par an. « Et ce n’est pas flexible du tout », souligne Charles Cosse. « Dans les grands centres à forte demande opérationnelle, le travail est généralement organisé sur un horaire de 12 heures, jour/nuit. De 7h à 19h puis de 19h à 7h, permanence ensuite compensée par deux ou trois jours de repos. Dans d’autres centres périphériques qui manquent de sapeurs-pompiers volontaires, le jour alors qu’ils sont suffisamment nombreux la nuit, les professionnels travaillent douze heures exclusivement le jour ».

Distinctions et médailles

« Actuellement, nous naviguons à vue, au jour le jour. Nous sommes dans l’effort de guerre. Cadences incroyables. Entre la fumée qui réduit la visibilité et rend l’air irrespirable, les températures caniculaires et la durée de l’événement, l’atmosphère est lourde. C’est épuisant. Physiquement et psychologiquement. »

Le syndicat s’est demandé comment cet engagement sans faille pouvait être valorisé. “Il n’y aura pas de prime exceptionnelle car nous combattons un incendie”, poursuit Charles Cosse. « C’est la base de notre mission, c’est dans l’ADN du pompier. Nous ne faisons que notre travail. En revanche, il devrait y avoir des décorations », espère-t-il.

“La médaille de la sécurité intérieure, peut-être avec une agrafe spéciale pour ces gigantesques incendies”, suggère-t-il, “ou la médaille du courage et du dévouement, notamment pour ceux de La Brède dont le camion a été incendié”.

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